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    <title>Karl Kraus: Recensioni</title>
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    <updated>2008-10-04T14:20:45Z</updated>
    <subtitle>Faccio di una mosca un elefante. Non è arte questa?</subtitle>
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    <title>Club de l&apos;Intelligence</title>
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    <published>2008-10-04T11:10:47Z</published>
    <updated>2008-10-04T14:20:45Z</updated>
    
    <summary>Mais Dussardier se mit en recherche, et lui annonça qu&apos;il existait, rue Saint-Jacques, un club intitulé le Club de l&apos; Intelligence . Un nom pareil donnait bon espoir. 

Il se comparait à ces hommes, et soulageait avec leur sottise la blessure de son orgueil.</summary>
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        <name>Francesca</name>
        
    </author>
            <category term="Discussioni Fichissime" />
    
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        <![CDATA[Mais Dussardier se mit en recherche, et lui annon&ccedil;a qu'il existait, rue Saint-Jacques, un club intitul&eacute; le Club de l' Intelligence . Un nom pareil donnait bon espoir. D'ailleurs, il am&egrave;nerait des amis.   Il amena ceux qu'il avait invit&eacute;s &agrave; son punch : le teneur de livres, le placeur de vins, l'architecte ; Pellerin m&ecirc;me &eacute;tait venu, peut-&ecirc;tre qu'Hussonnet allait venir ; et sur le trottoir, devant la porte, stationnait Regimbart avec deux individus, dont le premier &eacute;tait son fid&egrave;le Compain, homme un peu courtaud, marqu&eacute; de petite v&eacute;role, les yeux rouges ; et le second, une esp&egrave;ce de singe-n&egrave;gre, extr&ecirc;mement chevelu, et qu'il connaissait seulement pour &ecirc;tre &quot; un patriote de Barcelone. &quot;]]>
        <![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Ils pass&egrave;rent par une all&eacute;e, puis furent introduits dans une grande pi&egrave;ce, &agrave; usage de menuisier sans doute, et dont les murs encore neufs sentaient le pl&acirc;tre. Quatre quinquets accroch&eacute;s parall&egrave;lement y faisaient une lumi&egrave;re d&eacute;sagr&eacute;able. Sur une estrade, au fond, il y avait un bureau avec une sonnette, en dessous une table figurant la tribune, et de chaque c&ocirc;t&eacute; deux autres plus basses, pour les secr&eacute;taires. L'auditoire qui garnissait les bancs &eacute;tait compos&eacute; de vieux rapins, de pions, d'hommes de lettres in&eacute;dits. Sur ces lignes de paletots &agrave; collets gras, on voyait de place en place le bonnet d'une femme ou le bourgeron d'un ouvrier. Le fond de la salle &eacute;tait m&ecirc;me plein d'ouvriers, venus l&agrave; sans doute par d&eacute;soeuvrement, ou qu'avaient introduits des orateurs pour se faire applaudir.   Fr&eacute;d&eacute;ric eut soin de se mettre entre Dussardier et Regimbart, qui, &agrave; peine assis, posa ses deux mains sur sa canne, son menton sur ses deux mains et ferma les paupi&egrave;res, tandis qu'&agrave; l'autre extr&eacute;mit&eacute; de la salle, Delmar, debout, dominait l'assembl&eacute;e.   Au bureau du pr&eacute;sident, S&eacute;n&eacute;cal parut.   Cette surprise, avait pens&eacute; le bon commis, plairait &agrave; Fr&eacute;d&eacute;ric. Elle le contraria.   La foule t&eacute;moignait &agrave; son pr&eacute;sident une grande d&eacute;f&eacute;rence. Il &eacute;tait de ceux qui, le 25 f&eacute;vrier, avaient voulu l'organisation imm&eacute;diate du travail ; le lendemain, au Prado, il s'&eacute;tait prononc&eacute; pour qu'on attaqu&acirc;t l'H&ocirc;tel de Ville ; et, comme chaque personnage se r&eacute;glait alors sur un mod&egrave;le, l'un copiant Saint-Just, l'autre Danton, l'autre Marat, lui, il t&acirc;chait de ressembler &agrave; Blanqui, lequel imitait Robespierre. Ses gants noirs et ses cheveux en brosse lui donnaient un aspect rigide, extr&ecirc;mement convenable.   Il ouvrit la s&eacute;ance par la d&eacute;claration des Droits de l'Homme et du Citoyen, acte de foi habituel. Puis une voix vigoureuse entonna les Souvenirs du Peuple de B&eacute;ranger.   D'autres voix s'&eacute;lev&egrave;rent. :   -- &quot; Non ! non ! pas &ccedil;a ! &quot;   -- &quot; La Casquette ! &quot; se mirent &agrave; hurler, au fond, les patriotes.   Et ils chant&egrave;rent en choeur la po&eacute;sie du jour :   Chapeau bas devant ma casquette,   A genoux devant l'ouvrier !   Sur un mot du pr&eacute;sident, l'auditoire se tut. Un des secr&eacute;taires proc&eacute;da au d&eacute;pouillement des lettres.   -- &quot; Des jeunes gens annoncent qu'ils br&ucirc;lent chaque soir devant le Panth&eacute;on un num&eacute;ro de l'Assembl&eacute;e nationale, et ils engagent tous les patriotes &agrave; suivre leur exemple. &quot;   -- &quot; Bravo ! adopt&eacute; ! &quot; r&eacute;pondit la foule.   -- &quot; Le citoyen Jean-Jacques Langreneux, typographe, rue Dauphine, voudrait qu'on &eacute;lev&acirc;t un monument &agrave; la m&eacute;moire des martyrs de thermidor. &quot;   -- &quot; Michel-Evariste-N&eacute;pomuc&egrave;ne Vincent, ex-professeur, &eacute;met le voeu que la D&eacute;mocratie europ&eacute;enne adopte l'unit&eacute; de langage. On pourrait se servir d'une langue morte, comme par exemple du latin perfectionn&eacute;. &quot;   -- &quot; Non ! pas de latin ! &quot; s'&eacute;cria l'architecte.   -- &quot; Pourquoi ? &quot; reprit un ma&icirc;tre d'&eacute;tudes.   Et ces deux messieurs engag&egrave;rent une discussion, o&ugrave; d'autres se m&ecirc;l&egrave;rent, chacun jetant son mot pour &eacute;blouir, et qui ne tarda pas &agrave; devenir tellement fastidieuse, que beaucoup s'en allaient.   Mais un petit vieillard, portant au bas de son front prodigieusement haut des lunettes vertes, r&eacute;clama la parole pour une communication urgente.   C'&eacute;tait un m&eacute;moire sur la r&eacute;partition des imp&ocirc;ts. Les chiffres d&eacute;coulaient, cela n'en finissait plus ! L'impatience &eacute;clata d'abord en murmures, en conversations ; rien ne le troublait. Puis on se mit &agrave; siffler, on appelait &quot; Azor &quot; ; S&eacute;n&eacute;cal gourmanda le public ; l'orateur continuait comme une machine. Il fallut, pour l'arr&ecirc;ter, le prendre par le coude. Le bonhomme eut l'air de sortir d'un songe, et, levant tranquillement ses lunettes :   -- &quot; Pardon ! citoyens ! pardon ! Je me retire ! Mille excuses ! &quot;   L'insucc&egrave;s de cette lecture d&eacute;concerta Fr&eacute;d&eacute;ric. Il avait son discours dans sa poche, mais une improvisation e&ucirc;t mieux valu.   Enfin, le pr&eacute;sident annon&ccedil;a qu'ils allaient passer &agrave; l'affaire importante, la question &eacute;lectorale. On ne discuterait pas les grandes listes r&eacute;publicaines. Cependant, le Club de l'Intelligence avait bien le droit, comme un autre, d'en former une, &quot; n'en d&eacute;plaise &agrave; MM. les pachas de l'H&ocirc;tel de Ville &quot; , et les citoyens qui briguaient le mandat populaire pouvaient exposer leurs titres.   -- &quot; Allez-y donc ! &quot; dit Dussardier.   Un homme en soutane, cr&eacute;pu, et de physionomie p&eacute;tulante, avait d&eacute;j&agrave; lev&eacute; la main. Il d&eacute;clara, en bredouillant, s'appeler Ducretot, pr&ecirc;tre et agronome, auteur d'un ouvrage intitul&eacute; Des engrais . On le renvoya vers un cercle horticole.   Puis un patriote en blouse gravit la tribune. Celui-l&agrave; &eacute;tait un pl&eacute;b&eacute;ien, large d'&eacute;paules, une grosse figure tr&egrave;s douce et de longs cheveux noirs. Il parcourut l'assembl&eacute;e d'un regard presque voluptueux, se renversa la t&ecirc;te, et enfin, &eacute;cartant les bras :.   -- &quot; Vous avez repouss&eacute; Ducretot, O mes fr&egrave;res ! et vous avez bien fait, mais ce n'est pas par irr&eacute;ligion, car nous sommes tous religieux. &quot;   Plusieurs &eacute;coutaient, la bouche ouverte, avec des airs de cat&eacute;chum&egrave;nes, des poses extatiques.   -- &quot; Ce n'est pas, non plus, parce qu'il est pr&ecirc;tre, car, nous aussi, nous sommes pr&ecirc;tres ! L'ouvrier est pr&ecirc;tre, comme l'&eacute;tait le fondateur du socialisme, notre Ma&icirc;tre &agrave; tous, J&eacute;sus-Christ ! &quot;   Le moment &eacute;tait venu d'inaugurer le r&egrave;gne de Dieu. L'Evangile conduisait tout droit &agrave; 89 ! Apr&egrave;s l'abolition de l'esclavage, l'abolition du prol&eacute;tariat. On avait eu l'&acirc;ge de haine, allait commencer l'&acirc;ge d'amour.   -- &quot; Le christianisme est la clef de vo&ucirc;te et le fondement de l'&eacute;difice nouveau... &quot;   -- &quot; Vous fichez-vous de nous ? &quot; s'&eacute;cria le placeur d'alcools. &quot; Qu'est-ce qui m'a donn&eacute; un calotin pareil ! &quot;   Cette interruption causa un grand scandale. Presque tous mont&egrave;rent sur les bancs, et, le poing tendu, vocif&eacute;raient : &quot; Ath&eacute;e ! aristocrate ! canaille ! &quot; pendant que la sonnette du pr&eacute;sident tintait sans discontinuer et que les cris : &quot; A l'ordre ! &agrave; l'ordre ! &quot; redoublaient. Mais, intr&eacute;pide, et soutenu d'ailleurs par &quot; trois caf&eacute;s &quot; pris avant de venir, il se d&eacute;battait au milieu des autres.   -- &quot; Comment, moi ! un aristocrate ? allons donc ! &quot;   Admis enfin &agrave; s'expliquer, il d&eacute;clara qu'on ne serait jamais tranquille avec les pr&ecirc;tres, et, puisqu'on avait parl&eacute; tout &agrave; l'heure d'&eacute;conomies, c'en serait une fameuse que de supprimer les &eacute;glises, les saints ciboires, et finalement tous les cultes.   Quelqu'un lui objecta qu'il allait loin.   -- &quot; Oui ! je vais loin ! Mais, quand un vaisseau est surpris par la temp&ecirc;te. &quot;   Sans attendre la fin de la comparaison, un autre lui r&eacute;pondit :   -- &quot; D'accord ! mais c'est d&eacute;molir d'un seul coup, comme un ma&ccedil;on sans discernement... &quot;   -- &quot; Vous insultez les ma&ccedil;ons ! &quot; hurla un citoyen couvert de pl&acirc;tre ; et, s'obstinant &agrave; croire qu'on l'avait provoqu&eacute;, il vomit des injures, voulait se battre, se cramponnait &agrave; son banc. Trois hommes ne furent pas de trop pour le mettre dehors.   Cependant, l'ouvrier se tenait toujours &agrave; la tribune. Les deux secr&eacute;taires l'avertirent d'en descendre. Il protesta contre le passe-droit qu'on lui faisait.   -- &quot; Vous ne m'emp&ecirc;cherez pas de crier : Amour &eacute;ternel &agrave; notre ch&egrave;re France ! amour &eacute;ternel aussi &agrave; la R&eacute;publique ! &quot;   -- &quot; Citoyens ! &quot; dit alors Compain, &quot; citoyens ! &quot;   Et, &agrave; force de r&eacute;p&eacute;ter : &quot; Citoyens &quot; , ayant obtenu un peu de silence, il appuya sur la tribune ses deux mains rouges, pareilles &agrave; des moignons, se porta le corps en avant, et, clignant des yeux :   -- &quot; Je crois qu'il faudrait donner une plus large extension &agrave; la t&ecirc;te de veau. &quot;   Tous se taisaient, croyant avoir mal entendu.   -- &quot; Oui ! la t&ecirc;te de veau ! &quot;   Trois cents rires &eacute;clat&egrave;rent d'un seul coup. Le plafond trembla. Devant toutes ces faces boulevers&eacute;es par la joie, Compain se reculait. Il reprit d'un ton furieux :   -- &quot; Comment ! vous ne connaissez pas la t&ecirc;te de veau ? &quot;   Ce fut un paroxysme, un d&eacute;lire. On se pressait les c&ocirc;tes. Quelques-uns m&ecirc;me tombaient par terre, sous les bancs. Compain, n'y tenant plus, se r&eacute;fugia pr&egrave;s de Regimbart et il voulait l'entra&icirc;ner.   -- &quot; Non, je reste jusqu'au bout ! &quot; dit le Citoyen.   Cette r&eacute;ponse d&eacute;termina Fr&eacute;d&eacute;ric ; et, comme il cherchait de droite et de gauche ses amis pour le soutenir, il aper&ccedil;ut, devant lui, Pellerin &agrave; la tribune. L'artiste le prit de haut avec la foule.   -- &quot; Je voudrais savoir un peu o&ugrave; est le candidat de l'Art, dans tout cela ? Moi, j'ai fait un tableau... &quot;   -- &quot; Nous n'avons que faire des tableaux ! &quot; dit brusquement un homme maigre, ayant des plaques rouges aux pommettes.   Pellerin se r&eacute;cria qu'on l'interrompait.   Mais l'autre, d'un ton tragique :   -- &quot; Est-ce que le Gouvernement n'aurait pas d&ucirc; d&eacute;j&agrave; abolir, par un d&eacute;cret, la prostitution et la mis&egrave;re ? &quot;   Et, cette parole lui ayant livr&eacute; tout de suite la faveur du peuple, il tonna contre la corruption des grandes villes.   -- &quot; Honte et infamie ! On devrait happer les bourgeois au sortir de la Maison d'Or et leur cracher &agrave; la figure ! Au moins, si le Gouvernement ne favorisait pas la d&eacute;bauche ! Mais les employ&eacute;s de l'octroi sont envers nos filles et nos soeurs d'une ind&eacute;cence...   Une voix prof&eacute;ra de loin :   -- &quot; C'est rigolo ! &quot;   -- &quot; A la porte ! &quot;   -- &quot; On tire de nous des contributions pour solder le libertinage ! Ainsi, les forts appointements d'acteur... &quot;   -- &quot; A moi ! &quot; s'&eacute;cria Delmar.   Il bondit &agrave; la tribune, &eacute;carta tout le monde, prit sa pose ; et, d&eacute;clarant qu'il m&eacute;prisait d'aussi plates accusations, s'&eacute;tendit sur la mission civilisatrice du com&eacute;dien. Puisque le th&eacute;&acirc;tre &eacute;tait le foyer de l'instruction nationale, il votait pour la r&eacute;forme du th&eacute;&acirc;tre ; et, d'abord, plus de directions, plus de privil&egrave;ges !   -- &quot; Oui ! d'aucune sorte ! &quot;   Le jeu de l'acteur &eacute;chauffait la multitude, et des motions subversives se croisaient.   -- &quot; Plus d'acad&eacute;mies ! plus d'Institut ! &quot;   -- &quot; Plus de missions ! &quot;   -- &quot; Plus de baccalaur&eacute;at ! &quot;   -- &quot; A bas les grades universitaires ! &quot;   -- &quot; Conservons-les &quot; , dit S&eacute;n&eacute;cal, &quot; mais qu'ils soient conf&eacute;r&eacute;s par le suffrage universel, par le Peuple, seul vrai juge ! &quot;   Le plus utile, d'ailleurs, n'&eacute;tait pas cela. Il fallait d'abord passer le niveau sur la t&ecirc;te des riches ! Et il les repr&eacute;senta se gorgeant de crimes sous leurs plafonds dor&eacute;s, tandis que les pauvres, se tordant de faim dans leurs galetas, cultivaient toutes les vertus. Les applaudissements devinrent si forts, qu'il s'interrompit. Pendant quelques minutes, il resta les paupi&egrave;res closes, la t&ecirc;te renvers&eacute;e ; et comme se ber&ccedil;ant sur cette col&egrave;re qu'il soulevait.   Puis, il se remit &agrave; parler d'une fa&ccedil;on dogmatique, en phrases imp&eacute;rieuses comme des lois. L'Etat devait s'emparer de la Banque et des Assurances. Les h&eacute;ritages seraient abolis. On &eacute;tablirait un fond social pour les travailleurs. Bien d'autres mesures &eacute;taient bonnes dans l'avenir. Celles-l&agrave;, pour le moment, suffisaient ; et, revenant aux &eacute;lections :   -- &quot; Il nous faut des citoyens purs, des hommes enti&egrave;rement neufs ! Quelqu'un se pr&eacute;sente-t-il ? &quot;   Fr&eacute;d&eacute;ric se leva. Il y eut un bourdonnement d'approbation caus&eacute; par ses amis. Mais S&eacute;n&eacute;cal, prenant une figure &agrave; la Fouquier-Tinville, se mit &agrave; l'interroger sur ses nom, pr&eacute;noms, ant&eacute;c&eacute;dents, vie et moeurs.   Fr&eacute;d&eacute;ric lui r&eacute;pondait sommairement et se mordait les l&egrave;vres. S&eacute;n&eacute;cal demanda si quelqu'un voyait un emp&ecirc;chement &agrave; cette candidature.   -- &quot; Non ! non ! &quot;   Mais lui, il en voyait. Tous se pench&egrave;rent et tendirent les oreilles. Le citoyen postulant n'avait pas livr&eacute; une certaine somme promise pour une fondation d&eacute;mocratique, un journal. De plus, le 22 f&eacute;vrier, bien que suffisamment averti, il avait manqu&eacute; au rendez-vous, place du Panth&eacute;on.   -- &quot; Je jure qu'il &eacute;tait aux Tuileries ! &quot; s'&eacute;cria Dussardier.   -- &quot; Pouvez-vous jurer l'avoir vu au Panth&eacute;on ? &quot;   Dussardier baissa la t&ecirc;te ; Fr&eacute;d&eacute;ric se taisait ; ses amis scandalis&eacute;s le regardaient avec inqui&eacute;tude.   -- &quot; Au moins &quot; , reprit S&eacute;n&eacute;cal, &quot; connaissez-vous un patriote qui nous r&eacute;ponde de vos principes ? &quot;   -- &quot; Moi ! &quot; dit Dussardier.   -- &quot; Oh ! cela ne suffit pas ! un autre ! &quot;   Fr&eacute;d&eacute;ric se tourna vers Pellerin. L'artiste lui r&eacute;pondit par une abondance de gestes qui signifiait :   -- &quot; Ah ! mon cher, ils m'ont repouss&eacute; ! Diable ! que voulez-vous ! &quot;   Alors, Fr&eacute;d&eacute;ric poussa du coude Regimbart.   -- &quot; Oui ! c'est vrai ! il est temps ! j'y vais ! &quot;   Et Regimbart enjamba l'estrade ; puis, montrant l'Espagnol qui l'avait suivi :   -- &quot; Permettez-moi, citoyens, de vous pr&eacute;senter un patriote de Barcelone ! &quot;   Le patriote fit un grand salut, roula comme un automate ses yeux d'argent, et, la main sur le coeur :   -- &quot; Ciudadanos ! mucho aprecio el honor que me dispens&aacute;is, y si grande es vuestra bondad mayor es vuestro atenci&oacute;n. &quot;   -- &quot; Je r&eacute;clame la parole ! &quot; cria Fr&eacute;d&eacute;ric.   -- &quot; Desde que se proclam&oacute; la constituci&oacute;n de Cadiz, ese pacto fondamental de las libertades espa&ntilde;olas, hasta la &uacute;ltima revoluci&oacute;n, nuestra patria cuenta numerosos y heroicos m&aacute;rtires. &quot;   Fr&eacute;d&eacute;ric, encore une fois voulut se faire entendre :   -- &quot; Mais citoyens !... &quot;   L'Espagnol continuait :   -- &quot; El martes pr&oacute;ximo tendr&aacute; lugar en la iglesia de la Magdelena un servicio f&uacute;nebre. &quot; El martes proximo tendra lugar en la iglesia de la Magdalena un servicio funebre.   -- &quot; C'est absurde &agrave; la fin ! personne ne comprend ! &quot;   Cette observation exasp&eacute;ra la foule.   -- &quot; A la porte ! &agrave; la porte ! &quot;   -- &quot; Qui ? moi ? &quot; demanda Fr&eacute;d&eacute;ric.   -- &quot; Vous-m&ecirc;me ! &quot; dit majestueusement S&eacute;n&eacute;cal.   -- &quot; Sortez ! &quot;   Il se leva pour sortir ; et la voix de l'Ib&eacute;rien le poursuivait :   -- &quot; Y todos los espa&ntilde;oles desear&iacute;an ver all&iacute;reunidas las deputaciones de los clubs y de la milicia nacional. Una oraci&oacute;n f&uacute;nebre en honor de la libertad espa&ntilde;ola y del mundo entero, ser&agrave; pronunciada por un miembro del clero de Paris en la sala Bonne-Nouvelle. Honor al pueblo franc&eacute;s, que llamar&iacute;a yo el primero pueblo del mundo, si no fuese ciudadano de otra naci&oacute;n &quot;   -- &quot; Aristo ! &quot; glapit un voyou, en montrant le poing &agrave; Fr&eacute;d&eacute;ric qui s'&eacute;lan&ccedil;ait dans la cour, indign&eacute;.</p><p>   Il se reprocha son d&eacute;vouement, sans r&eacute;fl&eacute;chir que les accusations port&eacute;es contre lui &eacute;taient justes, apr&egrave;s tout. Quelle fatale id&eacute;e que cette candidature ! Mais quels &acirc;nes, quels cr&eacute;tins !</p><p> Il se comparait &agrave; ces hommes, et soulageait avec leur sottise la blessure de son orgueil.   </p><p><em>Gustave Flaubert, L'Education Sentimentale.</em></p>]]>
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    <title>Il commercio internazionale: errori popolari</title>
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    <id>tag:karlkraus.urbiloquio.com,2008:/recensioni//2.433</id>
    
    <published>2008-09-29T23:00:00Z</published>
    <updated>2008-09-30T12:39:20Z</updated>
    
    <summary>Che cosa devono sapere le matricole sul commercio?Di Paul R. Krugman (1997)Pochi tra le matricole iscritte a un corso introduttivo di economia proseguiranno gli studi in questo campo, e in effetti la maggior parte non seguiranno nemmeno altri corsi di...</summary>
    <author>
        <name>Karlkraus</name>
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            <category term="Politica Estera" />
    
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        <![CDATA[<p><strong><u><span>Che cosa devono sapere le matricole sul commercio?<br /></span></u></strong><span>Di Paul R. Krugman (1997)</span></p><p><span /><span>Pochi tra le matricole iscritte a un corso introduttivo di economia proseguiranno gli studi in questo campo, e in effetti la maggior parte non seguiranno nemmeno altri corsi di economia pi&ugrave; avanzati. Perci&ograve; quel che imparano di economia è ci&ograve; che imparano in quel corso introduttivo. Ora &egrave; ancora pi&ugrave; importante di quanto non lo fosse prima che la loro educazione di base includa una solida introduzione ai principi del commercio internazionale.<br /></span><span>Potrei giustificare questa asserzione col dire che il commercio internazionale ora &egrave; pi&ugrave; importante per l&rsquo;economia USA di quanto non fosse prima. Ma c&rsquo;&egrave; un&rsquo;altra ragione, che io credo ancor pi&ugrave; importante: la crescente <em>percezione</em> da parte del pubblico generale che il commercio internazionale sia una questione vitale. Viviamo in un periodo in cui gli americani sono ossessionati dal commercio internazionale, in cui <em>Head to Head</em> di Thurow &egrave; il best-seller della saggistica e <em>Rising Sun</em> di Chricton &egrave; in cima alla fiction.<span>&nbsp; </span>I media e la letteratura d&rsquo;affari sono saturi di discussioni sul ruolo dell&rsquo;America nell&rsquo;economia mondiale.<br /></span><span>Il problema &egrave; che la maggior parte di quel che uno studente legge o ascolta sull&rsquo;economia internazionale sono stupidaggini. Quel che intendo sostenere in questo scritto &egrave; che la cosa pi&ugrave; importante da insegnare alle nostre matricole a proposito del commercio &egrave; come scoprire le stupidaggini. Cio&egrave;, la nostra missione principale dovrebbe essere vaccinare le menti delle nostre matricole contro gli equivoci che sono cos&igrave; predominanti in quel che passa per essere la discussione informata in materia di commercio internazionale.<br /></span></p>]]>
        <![CDATA[<u><span>I. La retorica dell&rsquo;internazionalismo pop<br /></span></u><span>Per cominciare, vorrei citare una tipica affermazione sull&rsquo;economia internazionale. (Per favore ignorate i numeri per un momento.) Eccola: &ldquo;<em>Abbiamo bisogno di un nuovo paradigma economico, perch&eacute; oggi l&rsquo;America &egrave; parte di una vera economia globale</em> (1). <em>Per mantenere il proprio tenore di vita, oggi l&rsquo;America ha bisogno di imparare a competere in un mercato mondiale sempre pi&ugrave; duro</em> (2). <em>Ecco perch&eacute; l&rsquo;alta produttivit&agrave; e la qualit&agrave; del prodotto sono divenute essenziali</em> (3). <em>Bisogna spostare l&rsquo;economia americana nei settori ad alto valore</em> (4) <em>che genereranno lavori</em> (5) <em>per il futuro. E il solo modo in cui possiamo essere competitivi nella nuova economia globale &egrave; di forgiare una nuova alleanza tra governo e imprese</em> (6)&rdquo;. <br /></span><span>OK, lo confesso: non &egrave; una vera citazione. L&rsquo;ho fatta come una specie di collage di errori popolari sul commercio internazionale. Ma certo suona come il genere di cose che si leggono o ascoltano continuamente &ndash; &egrave; molto vicino per contenuto e stile all&rsquo; ancora influente manifesto di Ira Magaziner e Robert Reich (1982), o se &egrave; per questo alla presentazione fatta da John Sculley di Apple alla Conferenza Economica del Presidente Clinton l&rsquo;ultimo Dicembre. La gente che dice cose simili si considera brillante, sofisticata, e con la mente rivolta al futuro. Non sanno di star ripetendo un insieme di clich&eacute;s fuorvianti che ribattezzer&ograve; &ldquo;internazionalismo pop&rdquo;.<br /></span><span>E&rsquo; abbastanza facile comprendere perch&eacute; l&rsquo;internazionalismo pop abbia tanto appeal popolare. In effetti, ritrae l&rsquo;America come una impresa che era abituata ad avere un sacco di potere monopolistico, e perci&ograve; poteva godere di considerevoli profitti nonostante qualit&agrave; commerciali in calo, ma deve ora affrontare un bagno di sangue dinanzi a nuovi concorrenti. Un sacco di imprese sono in quella posizione in questi giorni (sebbene i nuovi concorrenti non siano necessariamente stranieri), e cos&igrave; l&rsquo;immagine suona vera.<br /></span><span>Purtroppo, &egrave; un&rsquo;immagine grossolanamente fuorviante, perch&eacute; un&rsquo;economia nazionale assomiglia ben poco a un&rsquo;impresa.<span>&nbsp; </span>E la visione dal basso degli uomini d&rsquo;affari &egrave; profondamente disinformativa circa le questioni intrinsecamente di equilibrio generale dell&rsquo;economia internazionale.<br /></span><span>Cos&igrave; che cos&rsquo;&egrave; che le matricole devono sapere del commercio? Devono sapere che l&rsquo;internazionalismo pop &egrave; una stupidaggine &ndash; e devono sapere <em>perch&eacute;</em> &egrave; una stupidaggine.<br /></span><p><u><span>II. Errori comuni<br /></span></u><span>Ho inserito numeri nella mia citazione fittizia per segnalare sei errori correnti che debbono essere corretti in un corso introduttivo di economia.<br /></span><span>&nbsp;</span></p><p><span>1-&ldquo; <em>Abbiamo bisogno di un nuovo paradigma economico, perch&eacute; oggi l&rsquo;America &egrave; parte di una vera economia globale</em>&rdquo;. L&rsquo;internazionalismo pop proclama che tutto &egrave; diverso ora che gli USA sono un&rsquo;economia aperta. Probabilmente la singola idea pi&ugrave; importante che un corso introduttivo pu&ograve; trasmettere sull&rsquo;economia internazionale &egrave; che essa non cambia i fatti basilari: il commercio &egrave; solo un&rsquo;<em>altra</em> attivit&agrave; economica, soggetta agli stessi principi di qualsiasi altra.<br /></span><span>Il manuale di commercio internazionale di J. Ingram (1983) contiene una bella parabola. Immagina che un imprenditore avvii una nuova attivit&agrave; che usa una tecnologia segreta per trasformare il grano, il legno ecc. USA in beni di consumo di alta qualit&agrave; e a buon mercato. L&rsquo;imprenditore &egrave; salutato come un eroe nazionale; bench&eacute; alcuni dei concorrenti interni siano danneggiati, ognuno ammette che delle dislocazioni occasionali sono il prezzo di un&rsquo;economia di mercato. Ma poi un reporter scopre che quel che egli effettivamente fa &egrave; spedire il grano e il legno in Asia e usare il ricavato per comperare beni manufatti &ndash; al che viene denunciato come un imbroglione che sta distruggendo i posti di lavoro americani. Il punto, ovviamente, &egrave; che il commercio internazionale &egrave; un&rsquo;attivit&agrave; economica come qualunque altra e pu&ograve; in effetti essere utilmente pensata come una specie di processo produttivo che trasforma le esportazioni in importazioni.<br /></span><span>Incidentalmente, sarebbe anche bene se le matricole ricevessero un&rsquo;impressione quantitativa pi&ugrave; realistica di quel che ne abbia l&rsquo;internazionalismo pop della misura limitata in cui gli USA sono veramente diventati parte dell&rsquo;economia globale. Il fatto &egrave; che importazioni ed esportazioni sono tuttora solo circa un ottavo del prodotto, e almeno i due terzi del nostro valore aggiunto consiste di beni e servizi non commerciabili. Inoltre, bisognerebbe avere qualche prospettiva storica con cui controbattere la stupida pretesa che la nostra situazione attuale sia del tutto nuova: gli USA non sono oggi e potrebbero non essere mai tanto aperti al mercato quanto lo &egrave; stato il Regno Unito dai tempi della regina Vittoria.<br /></span></p><span><p>&nbsp;</p></span><span>2-&ldquo; <em>Per mantenere il proprio tenore di vita, oggi l&rsquo;America ha bisogno di imparare a competere in un mercato mondiale sempre pi&ugrave; duro</em>&rdquo;: uno degli errori pi&ugrave; popolari e duraturi degli uomini pratici &egrave; che i paesi siano in concorrenza. Ricardo gi&agrave; ne sapeva di pi&ugrave; nel 1817. Un corso introduttivo di economia dovrebbe trasmettere agli studenti il punto che il commercio internazionale non si svolge intorno alla concorrenza, ma intorno a scambi mutuamente benefici. Ancor pi&ugrave; fondamentale, dovremmo spiegare agli studenti che le importazioni, non le esportazioni, sono lo scopo del commercio. Vale<span>&nbsp; </span>a dire, ci&ograve; che un paese guadagna dal commercio &egrave; la capacit&agrave; di importare le cose che desidera. Le esportazioni non sono un obiettivo in s&eacute; e per s&eacute;: il bisogno di esportare &egrave; un onere che un paese deve sopportare perch&eacute; quelli che riforniscono i suoi importatori sono abbastanza avidi da pretendere un pagamento.<br /></span><span>Una delle cose deprimenti della tirannia dell&rsquo;internazionalismo pop &egrave; che c&rsquo;&egrave; stata una specie di Legge di Gresham in cui le idee cattive scacciano quelle buone. Lester Thurow &egrave; un economista esperto, che capisce il vantaggio comparato. Tuttavia il suo libro pi&ugrave; recente &egrave; diventato un best seller soprattutto perch&eacute; propone vigorosamente concetti che involontariamente (si spera) accondiscendono ai clich&eacute;s dell&rsquo;internazionalismo pop: &ldquo;La concorrenza di nicchia &egrave; win-win. Tutti hanno un posto dove possono eccellere; nessuno verr&agrave; cacciato fuori mercato. La concorrenza testa a testa &egrave; win-lose&rdquo;. Dovremmo cercare di instillare nelle matricole una reazione negativa viscerale per affermazioni come questa.<br /></span><span><p>&nbsp;</p></span><span>3- &ldquo;<em>Ecco perch&eacute; l&rsquo;alta produttivit&agrave; e la qualit&agrave; del prodotto sono divenute essenziali</em>&rdquo;: gli studenti dovrebbero imparare che l&rsquo;alta produttivit&agrave; &egrave; benefica non perch&eacute; aiuta un paese a competere con altri, ma perch&eacute; conduce un paese a produrre e perci&ograve; consumare di pi&ugrave;. Questo sarebbe vero in un&rsquo;economia chiusa; &egrave; vero n&eacute; pi&ugrave; e n&eacute; meno in una economia aperta; ma non &egrave; questo che gli internazionalisti pop credono.<br /></span><span>Ho trovato utile offrire agli studenti il seguente esperimento mentale. Immaginate innanzitutto un mondo in cui la produttivit&agrave; cresce dell&rsquo;1 percento annuo in tutti i paesi. Quale sarebbe la tendenza del tenore di vita degli USA? Gli studenti non hanno problemi ad ammettere che crescer&agrave; dell&rsquo;1 percento all&rsquo;anno. Ora, per&ograve;, supponete che mentre gli USA continuano ad aumentare la produttivit&agrave; di solo l&rsquo;1 percento all&rsquo;anno, il resto del mondo riesce ad ottenere una crescita della produttivit&agrave; del 3 percento. Quale sar&agrave; la tendenza del nostro tenore di vita? <br /></span><span>La risposta corretta &egrave; che la tendenza &egrave; ancora dell&rsquo;1 percento, tranne forse per qualche sottile effetto attraverso le nostre ragioni di scambio; e di fatto i cambiamenti nelle ragioni di scambio degli USA non hanno avuto virtualmente alcun impatto negli ultimi decenni. Ma pochissimi studenti arrivano a questa conclusione &ndash; il che non sorprende, visto che praticamente tutto quel che leggono o sentono al di fuori delle lezioni trasmette l&rsquo;immagine del commercio internazionale come uno sport competitivo.<br /></span><span>Un aneddoto: quando pubblicai un op-ed nel New York Times l&rsquo;anno scorso, ho enfatizzato l&rsquo;importanza della crescita della produttivit&agrave;. L&rsquo;assistente editoriale con cui ebbi a che fare insisteva che io &ldquo;spiegassi&rdquo; che dobbiamo essere produttivi &ldquo;per competere nell&rsquo;economia globale&rdquo;. Era riluttante a pubblicare il pezzo a meno che non aggiungessi la frase &ndash; disse che era necessaria affinch&eacute; i lettori potessero capire perch&eacute; la produttivit&agrave; &egrave; importante. Abbiamo bisogno di creare una generazione di studenti che non solo non abbiano bisogno di quel tipo di spiegazione, ma che capiscano perch&eacute; &egrave; sbagliata.<br /></span><span><p>&nbsp;</p></span><span>4- &ldquo;<em>Bisogna spostare l&rsquo;economia americana nei settori ad alto valore</em>&rdquo;: L&rsquo;internazionalismo pop crede che la concorrenza internazionale sia una lotta a chi prende i &ldquo;settori ad alto valore&rdquo;. &ldquo;Il reddito reale del nostro paese pu&ograve; crescere solo se (i) il suo lavoro e il suo capitale scorrono sempre pi&ugrave; verso attivit&agrave; che aggiungono maggior valore per lavoratore e (ii) noi manteniamo in queste attivit&agrave; una posizione superiore a quella dei nostri concorrenti internazionali&rdquo; (Magaziner e Reich).<br /></span><span>Penso che dovrebbe essere possibile insegnare agli studenti perch&eacute; questa &egrave; un&rsquo;idea sciocca. Prendete, per es., un semplice modello ricardiano a due beni in cui un paese &egrave; pi&ugrave; produttivo in entrambe le industrie dell&rsquo;altro. Il paese pi&ugrave; produttivo, ovviamente, avr&agrave; un pi&ugrave; elevato tasso del salario, e perci&ograve;, qualunque sia il settore in cui quel paese si specializzer&agrave;, esso avr&agrave; &ldquo;alto valore&rdquo;, cio&egrave; avr&agrave;<span>&nbsp; </span>un maggiore valore aggiunto per lavoratore. Ma forse che questo vuol dire che l&rsquo;elevato tenore di vita di quel paese &egrave; il risultato dello &ldquo;stare&rdquo; nel settore &ldquo;giusto&rdquo;, o che il paese pi&ugrave; povero sarebbe pi&ugrave; ricco se tentasse di emulare il modello di specializzazione dell&rsquo;altro? Ovviamente no.<br /></span><span><p>&nbsp;</p></span><span>5- &ldquo;<em>che genereranno lavori</em>&rdquo;: Una cosa su cui sia gli amici sia i nemici del libero commercio<span>&nbsp; </span>sembrano concordare &egrave; che il profilo cruciale sia l&rsquo;occupazione. G. Bush ha dichiarato che l&rsquo;obiettivo del suo viaggio malaugurato in Giappone sono &ldquo;posti di lavoro, posti di lavoro, posti di lavoro&rdquo;; entrambe le parti nel dibattito sul NAFTA hanno tentato di mettere i loro argomenti in termini di creazione di posti di lavoro. E uno sbalorditivo numero di sostenitori del libero scambio pensano che la ragione per cui il protezionismo sia cattivo &egrave; che esso causa depressione.<br /></span><span>Dovrebbe esser possibile enfatizzare tra gli studenti il fatto che il livello di occupazione &egrave; una questione macroeconomica, che dipende nel breve periodo dalla domanda aggregata e nel lungo periodo dal tasso naturale di disoccupazione, mentre politiche microeconomiche come le tariffe hanno un effetto netto piccolo. La politica commerciale dovrebbe esser dibattuta in termini del suo impatto sull&rsquo;efficienza, non in termini di numeri taroccati sui posti di lavoro creati o distrutti.<br /></span><span><p>&nbsp;</p></span><span>6- &ldquo;<em>per il futuro. E il solo modo in cui possiamo essere competitivi nella nuova economia globale &egrave; di forgiare una nuova alleanza tra governo e imprese</em><span>&nbsp; </span>&ldquo;: La bottom line per molti internazionalisti pop &egrave; che giacch&eacute; le imprese USA sono in concorrenza con imprese straniere anzich&eacute; tra loro, il governo USA dovrebbe spostarsi dalla sua asserita posizione di ostilit&agrave; ad una di sostegno delle nostre imprese contro le loro rivali straniere.<span>&nbsp; </span>Un internazionalista pop pi&ugrave; sofisticato come R. Reich (1991) si rende conto che gli interessi delle <em>imprese</em> USA non sono gli stessi dei <em>lavoratori</em> USA (a voi potrebbe sembrare difficile credere che qualcuno abbia bisogno di farsi ricordare una cose del genere, ma tra gli internazionalisti pop questa &egrave; stata considerata come una posizione profonda e controversa), ma tuttavia accetta ancora la premessa fondamentale che il governo USA dovrebbe aiutare le nostre industrie a competere.<br /></span><span>Quel che dovremmo riuscire ad insegnare ai nostri studenti &egrave; che la pi&ugrave; importante concorrenza in corso &egrave; quella delle industrie USA tra loro, per quale settore riuscir&agrave; ad attirare le scarse risorse di capitale, conoscenze e, s&igrave;, lavoro. Il sostegno governativo ad una industria pu&ograve; aiutare quell&rsquo; industria a competere contro gli stranieri, ma sottrae anche risorse alle altre industrie interne. Cio&egrave;, l&rsquo;accresciuta importanza del commercio internazionale non cambia il fatto che il governo non pu&ograve; favorire un&rsquo;industria interna eccetto che a spese delle altre.<br /></span><span>Ora, possono esserci delle ragioni, come le esternalit&agrave;,<span>&nbsp; </span>per cui una preferenza per certe industrie piuttosto che altre possa essere giustificata. Ma questo sarebbe vero anche in un&rsquo;economia chiusa. Gli studenti devono capire che la crescita del commercio mondiale non fornisce alcun sostegno aggiuntivo alla tesi che il nostro governo dovrebbe diventare un sostenitore attivo dell&rsquo;industria interna.<br /></span><span><p>&nbsp;</p></span><u><span>III. Quel che dovremmo insegnare<br /></span></u><span><p>&nbsp;</p></span><span>A questo punto il nodo del mio discorso dovrebbe essere chiaro. Per i nostri studenti di economia, il nostro obiettivo dovrebbe essere equipaggiarli in modo da rispondere intelligentemente alle discussioni popolari delle questioni economiche. Un sacco di questa discussione sar&agrave; sul commercio internazionale, perci&ograve; il commercio internazionale dovrebbe essere una parte importante del curriculum.<br /></span><span>Quel che &egrave; cruciale, tuttavia, &egrave; comprendere che il livello della discussione pubblica &egrave; estremamente primitivo. In effetti, &egrave; sceso cos&igrave; in basso che la gente che ripete stupidi clich&eacute;s spesso &egrave; convinta di essere sofisticata. Ci&ograve; significa che i nostri corsi devono fondarsi il pi&ugrave; possibile sulle basi. Le curve di offerta e gli effetti di Rybczinski sono cose fichissime. Tuttavia, quello a cui la gran parte degli studenti deve esser preparata &egrave; un mondo in cui &ldquo;esperti&rdquo; televisivi, autori di best sellers, e consulenti a 30.000 dollari al giorno non capiscono i limiti di budget, per non parlare del vantaggio comparato.<br /></span><span>Gli ultimi 15 anni sono stati un&rsquo;et&agrave; dell&rsquo;oro di innovazione nell&rsquo;economia internazionale. Eppure, devo un po&rsquo; deprimentemente concludere che questa roba cos&igrave; innovativa non &egrave; una priorit&agrave; per le matricole odierne. Nell&rsquo;ultimo decennio del 20mo secolo, le cose essenziali da insegnare agli studenti sono ancora le scoperte di Hume e Ricardo. Vale a dire, dobbiamo insegnar loro che i deficit commerciali si autocorreggono e che i benefici del commercio non dipendono dal fatto che un paese abbia un vantaggio assoluto sui suoi rivali. Se riusciamo ad insegnare ai nostri studenti a sobbalzare quando sentono qualcuno parlare di &ldquo;competitivit&agrave;&rdquo;, avremo reso alla nostra nazione un grande servizio.<br /></span>]]>
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    <title>Il gran cadavere della sinistra</title>
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    <published>2008-09-18T08:10:29Z</published>
    <updated>2008-09-18T08:41:56Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[B.-H. LẾVY, Ce grand cadavre &agrave; la renverse, Paris, Grasset, 2007&nbsp;Nel gennaio 2007 BHL (come in Francia &egrave; noto L&eacute;vy) riceve la telefonata di Sarkozy (candidato all&rsquo;Eliseo, nonch&eacute; suo amico da anni), il quale lo invita ad appoggiarlo. Ma BHL...]]></summary>
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            <category term="Europa" />
    
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        <![CDATA[<p>B.-H. LẾVY, <em><u>Ce grand cadavre &agrave; la renverse</u></em>, Paris, Grasset, 2007</p><p>&nbsp;</p><p>Nel gennaio 2007 BHL (come in Francia &egrave; noto L&eacute;vy) riceve la telefonata di Sarkozy (candidato all&rsquo;Eliseo, nonch&eacute; suo amico da anni), il quale lo invita ad appoggiarlo. Ma BHL prima esita, poi rifiuta, perch&eacute;, dice, la <em>Gauche</em> &egrave; &ldquo;<em>la mia famiglia</em>&rdquo;. Sarkozy ha un bel ricordargli le volte in cui L&eacute;vy &egrave; stato in feroce disaccordo con quella &ldquo;famiglia&rdquo;, e proprio su questioni cruciali (i diritti umani, la politica internazionale, il Darfur, la Cecenia, la Bosnia, ecc.), ma senza successo. Abbassato il telefono, tuttavia, BHL &egrave; costretto ad interrogarsi sui motivi per restare fedele a una sinistra che, sulle cose che pi&ugrave; gli stanno a<span>&nbsp; </span>cuore, si comporta &ldquo;stranamente&rdquo;. Il resto del libro &egrave; un tentativo di rispondere a questa domanda.</p>]]>
        <![CDATA[<p>Si tratta quindi del noto genere delle &ldquo;ragioni della sinistra&rdquo;. Ma il libro risulta assai diverso dagli altri sullo stesso argomento, perch&eacute; non solo animato dalla lucidit&agrave; e dal pessimismo, ma pervaso anche da un autentico spirito di passione laica che &ndash; come appare nel bellissimo Epilogo &ndash; &egrave; esemplato sull&rsquo;orgoglioso motto di Guglielmo d&rsquo;Orange (&ldquo;<em>Non &egrave; necessario sperare per intraprendere n&eacute; riuscire per perseverare</em>&rdquo;) ed &egrave; piuttosto raro, oggi, a sinistra.</p><p>Diciamo subito che &egrave; un libro per molti versi irritante: scritto in primissima persona, in cui tutto &egrave; visto sotto la lente delle vicende personali dell&rsquo;autore, ed anche stilisticamente aduggiato da vezzi e idiotismi spesso insopportabili. E tuttavia vale la pena leggerlo, perch&eacute; almeno da pagina 180 in poi diviene del massimo interesse per capire come la sinistra francese (e, aggiungiamo, quella italiana) si sia ridotta oggi e quali strade le siano aperte per recuperare le proprie ragioni. Aggiungiamo che il &rdquo;<em>grande cadavere riverso</em>&rdquo; del titolo &ndash;appunto il cadavere della Gauche &ndash; viene dalla prefazione di Sartre del 1961 ad <em>Aden Arabie</em> di Nizan.</p><p>BHL rigetta subito la vecchia distinzione destra/sinistra basata sulla &ldquo;<em>idea reazionaria di progresso</em>&rdquo;, perch&eacute; oggi non spiega pi&ugrave; nulla, cos&igrave; come risultano superate altre distinzioni (la classe, la rivoluzione, il socialismo stesso: &ldquo;<em>non ci sar&agrave; salvezza per la sinistra senza un atto di rottura che la faccia tagliare nel vivo della sua storia, dunque del suo nome</em>&rdquo;). E dunque? Le immagini, cui l&rsquo;A. in un primo momento pensa, non bastano per fare una identit&agrave;, anche perch&eacute; non c&rsquo;&egrave; un monopolio su di esse (e infatti Sarkozy ha potuto validamente richiamarsi a Jaur&egrave;s e a Moulin in campagna elettorale). A servire da spartiacque, allora, potrebbero essere degli avvenimenti storici. Uno &egrave; Vichy, un altro la guerra d&rsquo;Algeria: chi li minimizza e cerca di disfarsi della loro memoria non &egrave; di sinistra. Poi, il &rsquo;68: chi immagina un &rsquo;68 inventore degli egoismi predatori e consumistici e dimentica che il &rsquo;68 &egrave; stato <em>in primis</em> un&rsquo;esaltazione della gratuit&agrave; e del dono, oltre che una lotta contro tutti gli autoritarismi, a cominciare dai partiti comunisti, non &egrave; di sinistra. Infine, l&rsquo;affare Dreyfus: all&rsquo;epoca del processo, tutti sapevano che il capitano ebreo era innocente, eppure una vasta parte della Francia si comport&ograve; come se questo non importasse affatto, dinanzi a valori come l&rsquo;Esercito, l&rsquo;Ordine, il Paese. Ma alcuni si levarono per protestare ed esigere che venisse fatta giustizia ad un uomo solo ed indifeso. La sinistra &egrave; tutto questo; e al riguardo BHL trova molte cose da rimproverare a Sarkozy, a cominciare dal suo glissare sui crimini coloniali. </p><p>Infine, vi sono dei riflessi, degli istinti corrispondenti a quegli avvenimenti: quello dreyfusardo, quello antifascista, quello sessantottino, o antiautoritario, e<span>&nbsp; </span>infine quello anticoloniale. Se questi istinti vengono separati, si assiste a qualcosa che non &egrave; pi&ugrave; sinistra (cos&igrave;, avremo coloro per i quali i paesi dove si sviluppa una dittatura non vanno aiutati ma lasciati soli, o per i quali addirittura i diritti dell&rsquo;uomo sono un prodotto culturale occidentale e non si possono &ldquo;esportare&rdquo;; avremo quelli che, in nome dell&rsquo;antifascismo, saranno disposti a scendere a patti con il totalitarismo sovietico; avremo il sessantottino che ha dimenticato i riflessi dreyfusardi e a cui non rester&agrave;, del &rsquo;68, &ldquo;<em>altro che la filosofia del sospetto, il rifiuto dei dogmi, la contestazione generalizzata, la volutt&agrave; di scisma e di demistificazione&rdquo; </em>finendo al negazionismo e al sostegno a Faurisson). Essere &ldquo;di sinistra&rdquo; significa aver mantenuto, tutti insieme, questi quattro &ldquo;buoni riflessi&rdquo;. Ma accade ci&ograve; nella &ldquo;sinistra reale&rdquo;? Proprio a questo argomento, cio&egrave; ai difetti della &ldquo;sinistra reale&rdquo;, &egrave; dedicata la seconda parte del libro. Non perch&eacute; la <em>Gauche</em> non sia ormai sostanzialmente un partito socialdemocratico: nonostante sia mancata una Bad Godesberg, &egrave; innegabile che la sinistra francese ha accettato, nei fatti se non a parole, l&rsquo;economia di mercato. E la stessa famosa &ldquo;tentazione totalitaria&rdquo; (cio&egrave; la simpatia e il fascino per il totalitarismo comunista e la tentazione a giustificarne gli orrori con la teoria che &ldquo;la rivoluzione non &egrave; un pranzo di gala&rdquo;), che pure ha a lungo afflitto la sinistra, non &egrave; neppure essa pi&ugrave; attuale. Peraltro, aggiunge subito BHL, c&rsquo;&egrave; un&rsquo;altra &ldquo;tentazione totalitaria&rdquo; che forse invece non &egrave; stata chiaramente esorcizzata. L&eacute;vy ricorda che la <em>nouvelle philosophie</em> &ndash; di cui lui stesso &egrave; stato esponente &ndash; era nata appunto per combattere la tentazione totalitaria nei suoi elementi di base: le idee di Assoluto, Bene,<span>&nbsp; </span>Male, Storia, Dialettica. La morte dell&rsquo;Assoluto &egrave; anche la morte della teologia politica e la scelta, necessariamente antifascista, del relativo. Ma questa battaglia ideologica, dice BHL, &egrave; stata ormai vinta; l&rsquo;atmosfera &egrave; cambiata. Certo, &ldquo;<em>la sinistra, dopo ci&ograve;, ha continuato a dire delle sciocchezze, naturalmente... Ma non sono pi&ugrave; le<span>&nbsp; </span>stesse sciocchezze</em>&rdquo;. L&rsquo;esperienza fatta da BHL nella campagna elettorale di S&eacute;gol&egrave;ne Royal gli fa sospettare l&rsquo;esistenza di <em>due </em>sinistre antagoniste, in costante lotta fra loro. E una di queste due sinistre, che non pu&ograve; pi&ugrave; giustificare i massacri in nome di un bene superiore, perch&eacute; non ha pi&ugrave; un Bene da impiantare in terra, risulta bizzarramente ridotta a &ldquo;<em>un odio per nulla</em>&rdquo;. Altri sintomi sono &ldquo;<em>la riabilitazione di Carl Schmitt ad opera di Giorgio Agamben o di Etienne Balibar, il trionfo di Heidegger che la vince una volta per tutte su Marx ed Hegel, la deriva nazionalista di R&eacute;gis Debray e la sua critica, presto, della &lt;&lt;oscenit&agrave; democratica&gt;&gt;, i testi di Alain Badiou sul Kossovo o sul giudaismo, quello di Jean Baudrillard sull&rsquo;11 settembre, i dibattititi sull&rsquo;Islam</em>&rdquo;. Giungiamo, qui, alla tesi centrale del libro: la sinistra &egrave; sopravvissuta s&igrave; alla sua prima &ldquo;tentazione totalitaria&rdquo;, ma al posto di questa &egrave; ora soggetta al fascino di una &ldquo;seconda&rdquo; tentazione, il cui tratto pi&ugrave; singolare &egrave; che &ldquo;<em>essa prende la propria ispirazione, non pi&ugrave; a sinistra ma a destra, quando non all&rsquo;estrema destra, nel magazzino degli accessori della peggiore &lt;&lt;ideologia francese&gt;&gt;</em>&rdquo;. Il resto del libro &egrave; appunto dedicato all&rsquo;esame dei vari &ldquo;sintomi&rdquo; della malattia della <em>Gauche</em>, della sua seconda &ldquo;tentazione totalitaria&rdquo;. Come vedremo, tutti questi sintomi vengono dal carniere della destra peggiore.</p><p>Il primo sintomo &egrave; l&rsquo; <u>antiliberalismo</u>. Che certo non &egrave; appannaggio solo della sinistra, anzi &egrave; endemico in Francia (si pensi che Chirac, nel 2005, ha definito il liberalismo &ldquo;<em>una perversione dello spirito umano</em>&rdquo;). Ma &egrave; attecchito soprattutto nella sinistra, che, pur cessando di essere marxista, non ha smesso di essere antiliberale, ed anzi lo &egrave; ancora di pi&ugrave;. L&rsquo;antiliberalismo &egrave; ormai un articolo di fede che unisce tutti, dai socialisti ai trotzkisti agli attivisti di ATTAC. La Francia &egrave; l&rsquo;unico paese al mondo dove oggi si dice antiliberale come una volta si diceva anticapitalista. E&rsquo; vero che la sinistra &egrave; in buona fede, che &egrave; convinta di prendersela non con il liberalismo in s&eacute;, ma con il &ldquo;neo-liberalismo&rdquo; o con l&rsquo;&rdquo;ultra-liberismo&rdquo;; ma questo riflesso anti-liberale, che si vorrebbe post-marxista, &egrave; in realt&agrave; pre-marxista e pre-moderno. Lasciamo anche stare la questione se sia davvero possibile distinguere il liberalismo politico da quello economico. Il vero problema &ldquo;<em>&egrave; l&rsquo;ignoranza insensata di cui danno prova la maggior parte di questi signori<span>&nbsp; </span>quando ci spiegano che il liberalismo &egrave; il mercato mentre esso in realt&agrave; &egrave; il contratto</em>&rdquo;; &ldquo;<em>che il liberalismo &egrave; la giungla, lo stato di natura, l&rsquo;umanit&agrave; restituita al regno e alla collera delle cose&rdquo;, </em>laddove esso<em> &ldquo; &egrave; al contrario lo sforzo per padroneggiare la legge della giungla, uscire dallo stato di natura, inventare norme e regole capaci di impedire la lotta di tutti contro tutti&rdquo;</em>. Se almeno la sinistra dicesse: accettiamo quel che c&rsquo;&egrave; di buono nel liberalismo, e rigettiamo quel che c&rsquo;&egrave; di cattivo- come possono fare gli italiani, che almeno possiedono a questo fine la distinzione crociana tra liberalismo e liberismo. <span>&nbsp;</span>Ma neppure questo accade, il rigetto &egrave; totale.. Ci&ograve; appare tanto pi&ugrave; singolare in quanto la sinistra sente il bisogno di combattere il predominio della destra nelle questioni, per es., dell&rsquo;ordine pubblico e della sicurezza, o della nazionalit&agrave; e della patria; ma allora, perch&egrave; non farle concorrenza anche in quelle della libert&agrave;? Cos&igrave; facendo, la sinistra dimentica che le grandi rivoluzioni (l&rsquo;inglese, la francese, l&rsquo;americana) furono tutte rivoluzioni in nome della libert&agrave; contro l&rsquo;assolutismo (e finisce per dire addio a Lafayette e per acclamare i Chavez e gli Ahmadinejad), e che le lotte per l&rsquo;uguaglianza sono sempre state anche lotte per la libert&agrave;, dal 1830 al 1944, per non parlare delle insurrezioni d&rsquo;Ungheria, di Cecoslovacchia o di Polonia nel secondo dopoguerra; ed infine, quanto alla insensata polemica contro l&rsquo;Illuminismo, &egrave; facile notare come, dopo aver abbandonato gli illuministi &ldquo;liberali&rdquo; (Voltaire, Turgot, Montesquieu) in favore di quelli &ldquo;materialisti&rdquo; (D&rsquo;Holbach, Helv&eacute;tius, La Mettrie), oggi la sinistra vada ancora pi&ugrave; indietro e, come previsto da H. Arendt, torna direttamente agli antilluministi, cio&egrave; ai reazionari, da Burke e Herder fino a Maurras. Ed eccoci cos&igrave; alle singolari commistioni rosso-brune in atto. Una delle pi&ugrave; vistose &egrave; il recupero &ldquo;da sinistra&rdquo; di Carl Schmitt; uno dei principali responsabili ne &egrave; stato Agamben - BHL non lo cita, ma c&rsquo;&egrave; anche Zolo -<span>&nbsp; </span>che &egrave; andato a<span>&nbsp; </span>cercare nella condanna schimittiana della &ldquo;guerra giusta&rdquo; lo strumento teorico per condannare la spedizione di Bush in Irak. Eppure non c&rsquo;era certo bisogno di Schmitt per criticare la <span>&nbsp;</span>&ldquo;guerra giusta&rdquo;. Il fascino esercitato da &ldquo;<em>questo vecchio nazi</em>&rdquo; &egrave; inspiegabile. &ldquo;<em>C&rsquo;&egrave; tutta una frangia della sinistra che in mancanza di Marx mangia dello Schmitt- e va a cercare nel secondo le ragioni d&rsquo;agire e di pensare che non trova pi&ugrave; nel primo</em>&rdquo;. </p><p>Secondo sintomo: l&rsquo;<u>antieuropeismo</u>. Fino a qualche decennio fa, ad essere antieuropea era la destra, mentre la sinistra era filoeuropea. Oggi &egrave; tutto un ripiegarsi intorno alle identit&agrave;, alle piccole nazionalit&agrave;. Insomma la Gauche &ldquo;<em>&egrave; stata internazionalista, ed &egrave; diventata nazionale. Riveriva i cittadini del mondo, e adesso celebra i territori, i formaggi del paese e le culture autentiche, certificate anti-OGM. E&rsquo; indigenista nel Chiapas. Sciovinista con Chavez. Patriota economica con Castro. Patriota tout court quando, in Francia, si preoccupa per l&rsquo;invasione degli idraulici polacchi o fustiga la direttiva Bolkenstein (pronunciare bene lo &lt;&lt;stein</em>&gt;&gt;&rdquo;. Si pensi che gli &ldquo;altermondialisti&rdquo;, fino al 2003, si sono chiamati &ldquo;antimondialisti&rdquo;!<em> </em>Non si sono fatte delle vere distinzioni; il No al referendum sulla costituzione europea &egrave; diventato un vero e proprio stendardo, un articolo di fede, indiscusso La ragione, secondo l&rsquo;A., &egrave; una d&eacute;bacle culturale, una &ldquo;<em>pigrizia di spirito</em>&rdquo;, la debolezza di dare per scontato che le cose fossero fatte una volta per tutte, che la storia fosse finita con la caduta del Muro, insomma che l&rsquo;Europa si sarebbe fatta da s&eacute;. Oggi, la situazione &egrave; cambiata, e la sinistra ha paura anche solo di &ldquo;<em>ripetere le sue audacie di un tempo</em>&rdquo;, ed ammesso che sia ancora l&rsquo;avanguardia di qualcosa, lo &egrave; <span>&nbsp;</span>&ldquo;<em>del partito della prudenza, del ripiegamento su se stessi, della resistenza al rischio dell&rsquo;Europa, della regressione. L&rsquo;Europa? Il mercato. L&rsquo;Europa? Il liberalismo, che essa abomina. L&rsquo;Europa? Queste deregulations, delocalizzazioni, privatizzazioni, regolamentazioni, che sono la sua bestia nera... La verit&agrave; vera &egrave; che l&rsquo;Europa le fa paura e orrore. L&rsquo;avvenire, ancora una volta, ci dir&agrave; se questo vento di disfattismo &egrave; cosa nuova o vecchia</em>&rdquo;.</p><p>Poi, <span>&nbsp;</span>l&rsquo;<u>antiamericanismo</u> (l&rsquo;&rdquo;<em>altro socialismo degli imbecilli</em>&rdquo;); che non &egrave; la mera ostilit&agrave; a questa o quella cosa che l&rsquo;America fa, ma &ldquo;<em>a ci&ograve; che l&rsquo;America &egrave;</em>&rdquo;. Una specie di religione che lega tutte le parti della sinistra, che fa dell&rsquo;America un luogo maledetto, quasi uno stato dell&rsquo;Essere, capace di tutto e del suo contrario: di &ldquo;<em>affamare il mondo, e di inondarlo delle sue merci</em>&ldquo;, di &ldquo;<em>combattere il terrorismo e di averlo fomentato</em>&rdquo;, di &ldquo;<em>essere</em> <em>un paese senza cultura che riempie il mondo della sua cultura</em>&rdquo;, ecc. All&rsquo;America non &egrave; stato risparmiato alcun rimprovero; tanto che &ldquo;<em>la Francia</em><em>, durante la guerra di Secessione, non &egrave; forse riuscita nel tour de force di essere il solo paese al mondo che fosse insieme ostile alla schiavit&ugrave; (...) e favorevole alla vittoria del Sud (...)? Non fu essa il solo paese che, nel 1918, per bocca di Clemenceau, os&ograve; trovare bizzarro, e perfino un po&rsquo; sospetto, che i nostri alleati &lt;&lt;yankee&gt;&gt; non avessero perduto pi&ugrave; uomini nelle battaglie di Francia?</em>&rdquo;. Per BHL, quest&rsquo;odio ha una storia che comincia con il <em><u>Contratto sociale</u></em> di Rousseau, dove si sostiene che gli uomini possono creare una societ&agrave; artificiale, mediante un contratto, senza alcun elemento preesistente (sangue, tradizioni, lingua, religione, ecc.) in comune. Possibilit&agrave; irrisa da tutti i pensatori reazionari, eppure realizzatasi nella storia, proprio con la nascita degli USA. E questo paese assurdo, artificiale, ridicolo, non solo prospera e diviene potente, ma salva per due volte (o tre, se aggiungiamo la guerra fredda) l&rsquo;Europa. L&rsquo;antiamericanismo nasce da quella umiliazione. Inoltre, l&rsquo;America &egrave; la smentita alla necessit&agrave; delle tradizioni nazionali, la pi&ugrave; antica e importante delle religioni europee. E poi, &egrave; &ldquo;<em>uno choc ideologico senza precedenti per quelli che credevano che l&rsquo;Europa fosse al centro del mondo, la Francia il centro dell&rsquo;Europa, e il modello organico e organicistico di costruzione delle nazioni, il solo modello possibile</em>&rdquo;. Le reazioni sono varie. Una di queste &egrave; l&rsquo;odio, e senza paragoni con quello che potevano suscitare le dittature comuniste. Per i fascisti francesi, il vero nemico non era Stalin, era Ford (il &ldquo;<em>cancro americano</em>&rdquo;, l&rsquo;&rdquo;<em>America interiore</em>&rdquo; di Maurras); e anche i non fascisti, come Mounier, diranno che l&rsquo;America &egrave; &ldquo;<em>una barbarie che minaccia l&rsquo;edificio umano</em>&rdquo; e il suo discepolo Domenach nel 1959 che quella americana &egrave; una civilt&agrave; &ldquo;<em>destinata dalla sua nascita a diventare la civilt&agrave; totalitaria</em>&rdquo;. Come si vede, &egrave; una posizione tipicamente di destra: &rdquo;<em>l&rsquo;antiamericanismo &egrave; una metafora dell&rsquo;antisemitismo</em>&rdquo;. V&rsquo;&egrave; stato un tempo in cui la sinistra francese ed europea era pro-americana (Lenin, Trotsky, Bucharin, per non parlare di Marx ed Engels). Tanto che quando, a partire dal 1945, l&rsquo;atteggiamento cambia, il mutamento &egrave; cos&igrave; brusco che la sinistra, ritrovandosi in un campo tradizionalmente di destra, &egrave; costretta a ripetere i topoi pi&ugrave; vieti della destra medesima. Cos&igrave; &ldquo;<em>vedete Maurice Thorez che nel 1948 sostiene che il cinema americano &lt;&lt;avvelena letteralmente l&rsquo;anima dei nostri figli&gt;&gt; e vorrebbe fare delle &lt;&lt;nostre fanciulle&gt;&gt; non pi&ugrave; delle vere &lt;&lt;francesi&gt;&gt; ma le &lt;&lt;docili schiave dei miliardari americani&gt;&gt;</em>&rdquo;. Oggi, in <em><u>Monde Diplomatique</u></em>, si leggono le stesse cose che scriveva Maurras. BHL ne conclude che &ldquo;<em>non esiste alcun antiamericanismo di sinistra</em>&rdquo;.</p><p>Quarto sintomo, <u>l&rsquo;ossessione per l&rsquo;Impero</u>. Un concetto, nota BHL, singolarmente &ldquo;<em>inefficace se si tratta di spiegare il funzionamento di un&rsquo;America la cui linea pi&ugrave; naturale &egrave; sempre stata l&rsquo;isolazionismo e che, contrariamente alle grandi nazioni della vecchia Europa, non ha mai colonizzato nessuno</em>&rdquo;. E&rsquo; davvero difficile scoprire un filo unico nelle varie guerre degli USA. Quando Lenin, Rosa Luxemburg o Hilferding parlavano di &ldquo;imperialismo&rdquo;, si trattava di un concetto, giusto o sbagliato, fecondo o no, ma che si poteva discutere razionalmente. Ma quando ne parlano Chomsky o Pinter o <em>Monde Diplo</em>, attribuendogli i tratti della piovra che avvolge nelle sue trame il mondo intero, quando si pretende di spiegare l&rsquo;intera politica estera USA come &ldquo;<em>l&rsquo;agenda segreta di una setta di neoconservatori di cui ci si prende cura, di passaggio, di ricordarci finemente<span>&nbsp; </span>che sono, in maggioranza, ebrei e che hanno preso d&rsquo;assalto il cervello del Presidente&rdquo; </em>allora si cambia completamente registro:<em> &ldquo;Non siamo pi&ugrave; nell&rsquo;analisi ma nella magia. Non si &egrave; pi&ugrave; nel concetto, ma nell&rsquo;occulto. Si d&agrave; a vedere un mondo il cui motore non &egrave; pi&ugrave; la lotta di classe, la formazione del valore, gli interessi in contrasto, o le passioni, degli uomini, ma un gioco di maschere e di mosse oscure, il gusto dei travestimenti e quello di denunciarli, il ritorno degli imam mascherati, i doppi discorsi all&rsquo;assalto dei doppi o tripli fondi del reale. Si fabbrica, in una parola, una nuova teoria del complotto</em>&rdquo;. Ma c&rsquo;&egrave; forse ancora di peggio: che questa polarizzazione <span>&nbsp;</span>rende la sinistra sorda e cieca alle catastrofi che affliggono il mondo. Lo si &egrave; visto alla conferenza di<span>&nbsp; </span>Durban, dove le speranze dei darfuriani e di altri popoli martoriati di avere finalmente un&rsquo;arena dove chiedere l&rsquo;aiuto e la solidariet&agrave; del mondo sono state frustrate dagli schiamazzi degli antisionisti: a furia di ripetere che non c&rsquo;&egrave; che <u>uno</u> stato criminale, Israele, e che non c&rsquo;&egrave; che <u>una</u> vittima, i palestinesi, non rimane pi&ugrave; spazio per le cause dei numerosi altri popoli umiliati del mondo. E&rsquo; un mondo dove ci si divide nettamente tra buoni e cattivi, e dove i cattivi sono i segreti padroni del mondo: e tutti quelli che si oppongono loro, siano pure dittatori, massacratori, antidemocratici, antifemministi ecc., sono comunque &ldquo;buoni&rdquo; perch&eacute; in qualche modo si oppongono all&rsquo;Impero. Gli altri sono solo dei seccatori. Si &egrave; arrivati al punto che intellettuali come Pinter o Chomsky hanno preso pubblicamente le parti di Milosevic solo perch&eacute; l&rsquo;America gli si &egrave; opposta, o quelle di Faurisson o del regime cambogiano solo perch&eacute; &egrave; impossibile che una tragedia sia veramente accaduta se non &egrave; colpa dell&rsquo;America! Il meccanismo &egrave; &ldquo;<em>implacabile e terribile. Non si pu&ograve; essere un assassino e nemico degli USA- dunque Milosevic<span>&nbsp; </span>&egrave; innocente.</em> <em>Non si pu&ograve; essere vittime ed essere amici degli USA &ndash; dunque i Kosovari (come i bosniaci e come, ovviamente, i Ruandesi) sono colpevoli,.. Non si pu&ograve;, in generale, essere nero, giallo o arabo, appartenere al mondo dei paesi poveri o dei paesi ex-poveri, non ci si pu&ograve; dire del Terzo Mondo, pensare che Castro sia un eroe, ed essere degli assassini: dunque viva l&rsquo;Hutu col machete! viva Chavez che vieta la stampa e la televisione libere, accarezza il sogno di una presidenza a vita e dichiara che l&rsquo;economia mondiale &egrave; dominata dai discendenti del popolo che ha &ldquo;ammazzato il Cristo&rdquo;! viva la giusta lotta di Ahmadinejiad contro le donne del suo paese!</em>&rdquo;. </p><p>Quinto, l&rsquo;<u>antisemitismo</u>. Si sa che l&rsquo;antisemitismo &egrave; di diverse specie: religioso, irreligioso, nazionalistico, economico e razziale. Tutti questi diversi antisemitismi si sono, col tempo, mescolati: l&rsquo;antisemitismo moderno &egrave; un ibrido, un virus mutante, che, al fine di convincere nuovamente al mutare delle condizioni storiche, deve cambiare aspetto. E&rsquo; quindi logico che oggi esso abbia nuovamente mutato faccia; quelli &ldquo;storici&rdquo;, pur non del tutto spenti, sono per&ograve; fuori moda. A parere di BHL, se mai l&rsquo;antisemitismo riapparir&agrave; su larga scala, lo far&agrave; incorporando questi tre elementi: 1) la convinzione che gli ebrei sono accaparratori di un nuovo genere di bene, precisamente &ldquo;<em>della compassione degli uomini</em>&rdquo;: insomma un &ldquo;<em>antisemitismo giustificato dalla guerra delle memorie</em>&rdquo; dei diversi massacri;. 2) la convinzione che la sofferenza degli ebrei &egrave; falsa o esagerata (e qui le varianti vanno dal negazionismo puro e semplice alla negazione della sua &ldquo;unicit&agrave;&rdquo;); 3) infine, la credenza che questa sempre rinnovata memoria della Shoah sia funzionale alla perpetuazione dei crimini israeliani contro i palestinesi. Tutte queste affermazioni, innocue da sole perch&eacute; totalmente infondate, sono elementi che combinandosi possono comporre una miscela<span>&nbsp; </span>micidiale. Secondo l&rsquo;A. &ldquo;<em>la</em> <em>sintesi, al momento, non &egrave; ancora fatta</em>&rdquo;; ma &egrave; questo il pericolo. E stavolta non sembra che contro questo nuovo virus l&rsquo;America sia meglio immunizzata dell&rsquo;Europa.</p><p>Altro sintomo, la bizzarra alleanza che la sinistra ha stretto con <u>l&rsquo;islamismo radicale</u>. E&rsquo; ben noto il legame che tutti questi partiti islamici <span>&nbsp;</span>hanno avuto, fin dal loro sorgere, con il fascismo europeo (dai partiti Ba&rsquo;as siriano e irakeno, al movimento dei fratelli Musulmani, fino ad Al Fatah, Hizbollah o Hamas). Come si fa a rimanere indifferenti quando Ahmadinejiad, Hamas o Hizbollah fanno dichiarazioni francamente antisemite? Dove &egrave; finito l&rsquo;antifascismo per non sapere da che parte stare di fronte alle atrocit&agrave; contro donne e bambini, o nel caso degli attentatori dell&rsquo;11 settembre?<span>&nbsp; </span>Bisogna davvero aver perduto il riflesso antifascista per non reagire dinanzi al caso del professor Redeker o dinanzi al politico socialista che ha suggerito tranquillamente di abbandonare l&rsquo;elettorato ebraico per rincorrere quello musulmano, pi&ugrave; numeroso, o per accettare senza protestare che le donne vadano in giro in burqa ad Amsterdam o che Ayaan Hirsi Ali venga scacciata dall&rsquo;Olanda. </p><p>Cosa fare, si chiede BHL, per resistere a questa marea? Tre cose, ahim&eacute;, difficili. Primo, limitare lo spazio che nel dibattito occupa il riferimento ad Israele. La tesi che la colpa &egrave; di Israele &egrave; non solo irragionevole, ma sbagliata (ai fascislamisti di Israele e della Palestina non importa nulla). Secondo: opporre a questa deriva islamica non la <em>tolleranza,</em> ma la <em>laicit&agrave;</em>. E&rsquo; nel nome della tolleranza che la sinistra ha sviluppato, nell&rsquo;ultimo ventennio, i peggiori riflessi; la laicit&agrave; &egrave; un&rsquo;altra cosa. Essa distingue, ad es., nell&rsquo;ambito delle varie confessioni, tra quelle che invitano all&rsquo;assassinio (e che non vanno tollerate) e le altre; inoltre, quanto alle seconde, essa non si limita a tollerarle, ma le rispetta ugualmente; infine, essa tiene il potere politico ad eguale distanza dalle confessioni (mentre la tolleranza potrebbe accettare che questa o quella confessione, reputandosi offesa, facesse appello al potere politico per ottenere riparazione, questo &egrave; inaccettabile per la laicit&agrave;). In una parola, mentre la tolleranza ammette un legame tra il piano politico e quello religioso (essa &egrave; &ldquo;<em>l&rsquo;ultimo avatar di ci&ograve; che la tradizione chiamava<span>&nbsp; </span>il teologico-politico</em>&rdquo;), la laicit&agrave; lo nega. &ldquo;<em>La tolleranza &egrave; il principio secondo cui la mia libert&agrave; di opinione deve arrestarsi laddove comincia la libert&agrave; d&rsquo;opinione del mio prossimo (sicch&eacute; non si potrebbe pi&ugrave; esprimere se non ci&ograve; che &egrave; gi&agrave; inteso); la laicit&agrave; &egrave; la libert&agrave;, non d&rsquo;opinione ma di pensiero (persino contro le fedi di cui non condivido i dogmi; perfino contro delle proposizioni &ndash; tagliare la mano del tale scrittore apostata &ndash; di cui mi riservo di ritenere che sono proposizioni barbare). La tolleranza &egrave; tutto il potere alle comunit&agrave; e tanto peggio per Robert Redeker. La laicit&agrave; &egrave; tutti i diritti ai diritti dell&rsquo;uomo e tanto peggio per l&rsquo;islamista radicale che vuole censurare o uccidere Redeker. La tolleranza, lo si sar&agrave; capito, pu&ograve; divenire il cimitero delle democrazia laddove la laicit&agrave; &egrave; il loro crogiolo</em>&rdquo;. Terzo: sostituire al cocnetto di fondamentalismo quello di fascislamismo. &ldquo;Fondamentalismo&rdquo; &egrave; concetto falso perch&eacute; fa pensare che &ldquo;<em>i crimini dell&rsquo;islamismo radicale siano frutto di una interpretazione fondamentale, letterale, del Corano</em>&rdquo;, mentre nel Corano non c&rsquo;&egrave; nulla che inviti ai crimini di cui si sono macchiati gli islamisti radicali. &ldquo;Fascislamismo&rdquo; invece &egrave; un termine innanzitutto giusto storicamente (dato che rende conto appunto dei rapporti che legano gli islamisti radicali di oggi ai fascisti di ieri), e che inoltre consente ci&ograve; che la sinistra dovrebbe sempre tentare di fare, cio&egrave; &ldquo;<em>mettere la storia l&agrave; dove alcuni non vedono che destino; iniettare la politica l&agrave; dove alcuni ci vorrebbero convincere che si affrontino, da tutta l&rsquo;eternit&agrave;, delle forme fisse, delle essenze, delle parole increate; rendere diritto alla libert&agrave; degli uomini, foss&rsquo;anche la libert&agrave; di fare il male, di prendere delle parti errate, di uccidere per propria volont&agrave; e non in virt&ugrave; d&rsquo;una legge di temperamenti e di religioni; riconoscere, infine, l&rsquo;altra libert&agrave;, inversa,<span>&nbsp; </span>che &egrave; quella di tutti i lettori del Corano<span>&nbsp; </span>che non hanno fatto questa scelta del fascislamismo e hanno optato per un Islam di moderazione e di pace</em>&rdquo;. La nozione che serve per questa distinzione &egrave; appunto fascislamismo: perch&eacute; &ldquo;<em>non c&rsquo;&egrave; un islam solo ma molti, o almeno due - quello che tollera il fascismo e quello che se ne distacca</em>&rdquo;. </p><p>E c&rsquo;&egrave; poi, ultimo sintomo, la fine di quello che BHL chiama &ldquo;<em>l&rsquo;Universale</em>&rdquo;, &rdquo;<em>il principio di responsabilit&agrave; illimitata a riguardo degli altri</em>&rdquo;, o anche<em> &ldquo;il &lt;&lt;dovere di ingerenza&gt;&gt;&rdquo;</em>. Oggi si assiste a un ripiegamento su se stessi, un rifiuto di prendersi cura degli altri, o addirittura un rifiuto dei diritti dell&rsquo;uomo. In base all&rsquo;idea che i diritti dell&rsquo;uomo sono un&rsquo;invenzione occidentale, si sostiene che noi non avremmo il diritto di diffondere queste idee, e la nostra idea di giustizia e libert&agrave;, presso gli altri popoli. Insomma, un &ldquo;differenzialismo&rdquo; di contro all&rsquo;&rdquo;universalismo&rdquo;. BHL esamina i passaggi di questa nuova ideologia come segue. </p><p>Innanzitutto, si sostiene, i principi di democrazia, di diritti dell&rsquo;uomo, di rispetto della persona, sarebbero giudeo-cristiani, dunque occidentali e &ldquo;<em>intrasportabili sul resto del pianeta</em>&rdquo;. Ma giudeo-cristiano non vuol dire affatto occidentale. E perch&eacute; proprio i popoli da cui quei principi sono usciti dovrebbero rinunciarci? Questo vorrebbe dire trasformare la religione che &egrave; derivata da essi, l&rsquo;islamica, proprio nella caricatura sanguinaria che gli estremisti vogliono darne.<span>&nbsp; </span>A questo punto, di solito si obietta: e che dire delle conseguenze propriamente politiche, John Locke, l<em>&rsquo;habeas corpus</em>, la forma parlamentare, la separazione dei poteri, la laicit&agrave; propriamente detta? Non sono forse questi principi esclusivamente occidentali? BHL concede che lo siano (A. Sen la penserebbe diversamente), ma nega la conseguenza: &ldquo;<em>Chi ha detto che le idee siano prigioniere del suolo dove nacquero? Non &egrave; proprio delle idee, al contrario, di spargersi, migrare?</em>&rdquo;. Sono idee pi&ugrave; grandi di chi le ha create, e il fatto di essere nate in Oriente non ha impedito loro di diffondersi altrove. A questo punto, la mossa dei differenzialisti &egrave; di affermare che le civilt&agrave; sono dei blocchi omogenei, cresciute su un suolo che li nutre, e dal quale non si pu&ograve; astrarre. Ma le civilt&agrave;, replica BHL, non sono corpi, e ancor meno omogenei: &ldquo;<em>Caratteristica di una civilt&agrave; &egrave; che essa &egrave; un insieme mobile, labile, eterogeneo- che si modifica in permanenza</em>&rdquo;. Sono gli Spengler (o, oggi, gli Huntington) che pensano il contrario, che la civilt&agrave; &egrave; un destino non scelto ma imposto alla nascita e che non si pu&ograve; cambiare. E&rsquo; questo ci&ograve; che vogliamo, questa concezione deterministica delle civilt&agrave; come prigioni? N&eacute; &egrave; corretto affermare che il suolo dove si vuol trapiantare l&rsquo;idea dei diritti dell&rsquo;uomo sarebbe fragile, con sue strutture e una sua ecologia, e in cui non si potrebbe introdurre brutalmente idee nate altrove, che non le si confanno: si tratta infatti della medesima tesi precedente, cos&igrave; deterministica (come provano le metafore del suolo e delle radici). &ldquo;<em>Non la trovo meno detestabile quando essa ci mette in guardia contro gli effetti devastanti che avrebbe, sul tale terreno culturale locale</em>, <em>l&rsquo;abolizione del burqa o il divieto dell&rsquo;infibulazione di quando ci racconta che i diritti dell&rsquo;uomo perirebbero se li si trasporta lontano dal loro terreno d&rsquo;origine</em>&rdquo; Tra l&rsquo;altro, &egrave; un&rsquo;idea <u>falsa</u>, e noi occidentali dovremmo saperlo. Pensiamo alla questione (cos&igrave; scottante) della blasfemia.<span>&nbsp; </span>Nel &lsquo;700 in Francia si finiva sulla forca se non ci si levava il cappello davanti a una processione (il riferimento &egrave; al cavalier de La Barre, giustiziato nel 1766). Eppure, nonostante le proteste dei fondamentalisti, che predicevano la scomparsa dello stato, della chiesa, della famiglia, la blasfemia non &egrave; pi&ugrave; un crimine e la Francia &egrave; ancora viva e vegeta. E perch&eacute; mai quel che &egrave; stato vero per la Francia non potrebbe esserlo anche per le altre nazioni? &ldquo;<em>Si pu&ograve; amare una civilt&agrave; e volerla rendere ancor pi&ugrave; abitabile, meglio respirabile, per i suoi abitanti:<span>&nbsp; </span>questa &egrave; la buona lezione dell&rsquo;Europa. Si pu&ograve; rispettare una cultura e tentare di riformarla<span>&nbsp; </span>invocando il diritto degli uomini e delle donne a non essere torturati: &egrave; ci&ograve; che l&rsquo;Occidente ha fatto &ndash; in nome di quale pregiudizio potremmo impedire ad altri di fare lo stesso? Sostenere l&rsquo;universale &egrave; argomentare contro i due pesi e le due misure che danno agli uni il diritto alla Storia e condannano gli altri a vivere in societ&agrave; immobili, prive di Storia e di Tempo</em>&rdquo;. C&rsquo;&egrave; poi un altro argomento, contro la tesi che l&rsquo;espansionismo dei diritti dell&rsquo;uomos arebbe una sorta di neocolonialismo: che il rapporto colonie/colonizzatore &egrave; complesso. Se il colonialismo viene dall&rsquo;Europa, anche l&rsquo;anticolonialismo deriva dall&rsquo;Europa. E poi, ci sono quei movimenti non europei (come i Fratelli Musulmani, i Khmer rossi, ecc.) che credevano di lottare contro l&rsquo;Europa, e invece non facevano che ripeterne una delle facce, cio&egrave; il fascismo. E allora, tra un lascito europeo e un altro, <span>&nbsp;</span>perch&eacute; scegliere il peggiore? Ma si badi: questo non significa certo sostenere che l&rsquo;Europa sia una civilt&agrave; &lsquo;superiore&rsquo;: primo perch&eacute; la nozione di superiorit&agrave; tra culture non ha senso, e secondo, perch&eacute; se ne avesse, la cultura che ha prodotto Auschwitz e il Gulag non vi avrebbe alcun titolo. Ma &egrave; altrettanto sciocco negare che le culture possano e debbano dialogare, trasmettersi quel che hanno di meglio, giudicarsi e valutarsi, e<span>&nbsp; </span>quindi scambiarsiquel che di buono hanno creato. Non ci sono culture superiori; ma ci sono idee che lo sono. &ldquo;<em>Vi &egrave; un modo veramente abietto di partire dal rispetto delle identit&agrave; e delle integrit&agrave; per non lasciare alla gente, alla fine del processo, che l&rsquo;identit&agrave; di una miseria e l&rsquo;integrit&agrave; di una sofferenza</em>&rdquo;. A questa idea per cui<em> &ldquo;le culture sarebbero, al fondo, dei flagelli che meglio sarebbe lasciar morire delle loro malattie&rdquo;, </em><span>&nbsp;</span>bisogna opporre il vero dialogo, in cui ciascuna civilt&agrave; prende dall&rsquo;altra il meglio che questa ha prodotto: non si vede quindi perch&eacute; dall&rsquo;Europa bisognerebbe prendere il fascismo e l&rsquo;intolleranza e non invece i Lumi, Voltaire, i diritti dell&rsquo;uomo. </p><p>L&rsquo;epilogo si apre con una criptocitazione da Keynes (&ldquo;<em>sono le idee che, per il meglio e<span>&nbsp; </span>per il peggio, guidano e<span>&nbsp; </span>permettono di cambiare il mondo</em>&rdquo;). Non importa l&rsquo;apparente debolezza delle idee o di chi le sostiene. A Zurigo, si credeva di avere a che fare con &ldquo;<em>un piccolo gruppo di agitatori russi</em>&rdquo;; a Monaco, un gruppetto di matti in una birreria; o ancora, un secolo e mezzo prima, a Parigi, un gruppo di avvocati, impiegati di notaio, membri di accademie di provincia, vecchi seminaristi, che parevano occupati in dispute bizzarre e ridicole. Eppure, da questi cenacoli <span>&nbsp;</span>ridicoli e marginali sono nate la Rivoluzione russa, il Terzo Reich, la Rivoluzione francese. </p><p>La questione cruciale &egrave;, secondo BHL, <span>&nbsp;</span>quella dell&rsquo;&rdquo;ateismo&rdquo;. Non si tratta, chiariamolo, dell&rsquo;ennesima polemica anticlericale: L&eacute;vy parla dell&rsquo;ateismo in politica, campo &ldquo;<em>dove &egrave; forse pi&ugrave; difficile che altrove disfarsi, non solo delle vecchie fedi, ma della fede nelle fedi</em>&rdquo;. La sinistra ha smesso di adorare i vecchi idoli (la Rivoluzione, la Societ&agrave; Giusta, l&rsquo;Assoluto), sa che non c&rsquo;&egrave; altro mondo che questo; &ldquo;<em>ma fa tanta fatica a riprendersene! e soffre tanto, soprattutto, ad affrontare le conseguenze, tutte le conseguenze, della sua incredulit&agrave;!</em>&rdquo; E cos&igrave; accade che &ldquo;<em>invece di prenderne atto, invece di vivere fino alla fine, come Gide o Sartre, l&rsquo;agonia e la morte di questo Dio<span>&nbsp; </span>che non ci ha salvati e il cui avatar politico ha persino, secondo ogni apparenza, precipitato la nostra caduta, invece di ridurre la velatura, oppure di vedere in questo cielo vuoto una fonte di libert&agrave; e un invito a pensare da se soli e ad inventare, ci si fabbrica delle fedi selvagge, si rappatta un cielo di sintesi, ci si riattacca <span>&nbsp;</span>a tutti i valori-rifugio disponibili</em>.&rdquo; Il problema della sinistra non &egrave; che non prende atto di questa fine delle divinit&agrave; politiche, ma che trova questa consapevolezza insopportabile. Se la <em>Gauche</em> torna a patteggiare col peggio e &ldquo;<em>ricomincia a voltare la schiena a questa tradizione dreyfusarda, antitotalitaria, antifascista che era il suo onore e che resta la sua sola ragione di esistere, &egrave; perch&eacute; essa non sopporta l&rsquo;idea del cielo vuoto e del crepuscolo dei suoi idoli</em>&rdquo;. Se invece riesce ad evitarlo, lo far&agrave; &ldquo;<em>perch&eacute; si sar&agrave; educata a questo ateismo metodico</em>&rdquo;. Una sinistra che rester&agrave; fedele ai suoi buoni riflessi; ma una sinistra che, d&rsquo;ora in poi, non avr&agrave; pi&ugrave; delle divinit&agrave;. Una sinistra che far&agrave; i suoi piani sui mali del mondo, senza pensare all&rsquo;altro, &ldquo;<em>il che &egrave;, esattamente, il fondamento<span>&nbsp; </span>delle politiche del male minore e, dunque, del meglio</em>&rdquo;. occorre, inoltre, </p><p>la melanconia, che non &egrave; l&rsquo;accidia di chi non fa nulla perch&eacute; non spera pi&ugrave;, &ldquo;<em>ma l&rsquo;iniziativa, il prometeismo di colui che, precisamente perch&eacute; non aspetta pi&ugrave;, precisamente perch&eacute; il cielo &egrave; vuoto e lo &egrave; irrimediabilmente, precisamente perch&eacute; il mondo non ha pi&ugrave; che lui, va a svolgere questa pratica, tutto sommato abbastanza improbabile, che &egrave; figlia dell&rsquo;abbandono degli umani e che si chiama politica</em>&rdquo;. Questa sinistra &ldquo;melanconica&rdquo; e attiva &egrave; la sinistra di Camus, Sartre, Moulin, Mend&egrave;s-France. &ldquo;<em>Sinistra melanconica contro sinistra lirica: la scelta, tutto sommato, &egrave; chiara</em>&rdquo;.</p><p>&nbsp;</p><p>(Per un'altra recensione, vedete <a href="http://www.economist.com/books/displaystory.cfm?story_id=12202509">qui</a>)</p>]]>
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    <title>L&apos;uomo ridotto a una scheggia di PIL</title>
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    <published>2008-09-02T09:43:06Z</published>
    <updated>2008-09-02T09:50:40Z</updated>
    
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    <author>
        <name>Karlkraus</name>
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            <category term="Saggistica" />
    
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://karlkraus.urbiloquio.com/recensioni/">
        <![CDATA[<p>G. TREMONTI, La paura e la speranza, Milano, 2008</p><p>&Egrave; un saggio senza dubbio discutibile, ma anche complesso e ricco di spunti di riflessione. Mi limiter&ograve; a riassumerne gli aspetti che mi sembrano essenziali, senza (o quasi) entrare nel merito dei contenuti. &Egrave; un&rsquo;opera estremamente articolata ed anche macchinosa nella sua costruzione, ma basata in realt&agrave; su poche idee essenziali, alcune delle quali peraltro, in particolare laddove l&rsquo;autore tira in ballo concetti come <em>identit&agrave; autorit&agrave; e valori</em>, abbastanza discutibili e a mio avviso eccessivamente &ldquo;integraliste&rdquo;.</p><p>In ogni caso, il discorso si svolge su due piani: uno <em>economico</em> (ovvero di economia politica); l&rsquo;altro <em>culturale, politico e istituzionale</em>.</p><p>Il primo, pi&ugrave; <em>generico</em>, potrebbe a mio avviso &ndash; almeno da molti punti di vista &ndash; essere sottoscritto da molte delle attuali parti politiche. Il secondo &egrave; invece decisamente pi&ugrave; orientato <em>verso destra</em>, in particolare verso le idee <em>federaliste</em> (&hellip;non a caso Tremonti &egrave;, anche politicamente, un &ldquo;uomo del nord&rdquo;).</p>]]>
        <![CDATA[<p>Il libro &egrave; diviso in due parti: la <em>Paura</em> (ovvero i problemi posti dalla globalizzazione) e la <em>Speranza</em> (ovvero le soluzioni proposte da Tremonti a tali problemi). &nbsp;<br /></p><p><u>* Il discorso economico-politico</u></p><p>Il testo si basa su un&rsquo;ammissione che non tutti si aspetterebbero da un pensatore/politico di fama liberista come Tremonti. La globalizzazione attuale &ndash; egli dice &ndash; ha avuto fortissime ripercussioni in tutto il Pianeta, determinando un po&rsquo; ovunque<em> enormi squilibri</em>. </p><p>Ne hanno sofferto tutti: i Paesi sviluppati, che hanno delocalizzato in quelli in via di sviluppo gran parte della loro produzione con ovvie conseguenze negative sul piano occupazionale, e che risentono inoltre della concorrenza di merci i cui costi sono troppo bassi per i propri standard; i Paesi in via di sviluppo, le cui popolazioni (allettate dalla prospettiva di una crescita repentina dei loro livelli di vita) sono costrette, per alimentare i meccanismi appena delineati, a sopportare ritmi di lavoro pesantissimi e ingiustizie di ogni tipo, rese possibili peraltro proprio dall&rsquo;assenza di tradizioni liberali e sindacali paragonabili a quelle sviluppatesi nel mondo occidentale durante un <em>plurisecolare</em> processo d&rsquo;industrializzazione.</p><p>Il punto allora &ndash; dice Tremonti &ndash; &egrave; di ribellarsi, di porre dei freni a questa globalizzazione selvaggia, basata su una concorrenza di mercato mondiale pressoch&egrave; <em>deregolamentata </em>e, quindi, ingiusta e arbitraria! </p><p>Da qui ad esempio la proposta di difendere attraverso misure protezionsitiche la produzione dei Paesi occidentali da quella dei Paesi orientali, a tutto vantaggio di entrambi. In questo modo infatti, i meccanismi di assestamento attualmente in atto continuerebbero a sussistere, ma decisamente <em>attenuati</em>. </p><p>Fin qui, tutto Ok! Pochi credo avrebbero molto da eccepire a un tale discorso.</p><p>(Noto inoltre per inciso come proproste finalizzate a controllare e regolamentare i mercati mondiali &ndash; seppure indubbiamente di tutt&rsquo;altra natura, in quanto basate, piuttosto che su dazi e su misure protezionistiche, su accordi politici super-nazionali &ndash; fossero state avanzate dalla Sinistra e dal Centro sinistra ancora qualche anno fa, incontrando l&rsquo;opposizione della parte rappresentata da Tr. che le aveva bollate come misure anti-mercato e reazionarie.)</p><p>Accanto poi a questo nucleo forte, troviamo &ndash; sempre nella prima parte del libro &ndash; alcune considerazioni di carattere storico.</p><p>Innanzitutto Tr. compie una rapidissima retrospettiva di quelli che sono stati gli eventi cruciali degli ultimi 20 anni, eventi che gradualmente hanno portato alla situazione attuale. </p><p>- La prima data cruciale &egrave; il <em>1989</em>, ovvero la caduta dell&rsquo;URSS e la &ldquo;fine&rdquo; della Guerra Fredda tra Est e Ovest del mondo.</p><p>- La seconda data cruciale &egrave; il <em>1994/5</em>, una data da lui definita fredda e lontana dalla coscienza collettiva, che coincide per&ograve; con la stipula nell&rsquo;ambito del WTO (a Marrakech, in Marocco) dei primi accordi per la libera circolazione delle merci tra un numero di Paesi in continua crescita (tra i quali, dal 2001, anche la <em>Cina</em>). Un evento che &egrave; stato alla base dell&rsquo;attuale globalizzazione dei mercati.</p><p>- La terza data &egrave; l&rsquo;11 settembre <em>2001</em>, il famoso attacco alle Torri Gemelle di New York, ovvero il primo &ldquo;conto&rdquo; che la globalizzazione ha presentato al mondo e che Tr. definisce &ldquo;<em>una reazione contro la blasfema empiet&agrave; della societ&agrave; occidentale nella sua proiezione commerciale globale e neocoloniale</em>&rdquo; ovvero &ldquo;<em>una modalit&agrave; barbarica di difesa dell&rsquo;identit&agrave;, della memoria e della tradizione</em>&rdquo; (pag. 31) violate dalle troppo rapide trasformazioni economiche e sociali del mondo attuale. Conti che oggi &ndash; come egli ci racconta nella parte iniziale del libro &ndash; si fanno ancora pi&ugrave; evidenti attraverso lo spettro della <em>povert&agrave; che avanza </em>e della <em>crisi finanziaria</em> che, pur rimossa e negata, coinvolge sempre di pi&ugrave; Europa e USA.</p><p>E qui torniamo al punto d'avvio del nostro discorso, cio&egrave; alla necessit&agrave; di regolamentare il Mercato mondiale, ma con qualcosa in pi&ugrave;: una riflessione sulle origini storico-ideologiche di questa globalizzazione (la prima peraltro, di una serie di critiche/accuse lanciate da Tremonti alla Sinistra e alla sua cultura anti-liberale ed estremista).</p><p>A questo proposito, mi sembra che la cosa migliore sia lasciar parlare l&rsquo;autore stesso.</p><p>&ldquo;Il <em>liberalismo</em> si basava su un principio di libert&agrave; applicato al mercato. Il <em>comunismo</em> su di una legge di sviluppo applicata alla societ&agrave;.</p><p>Il <em>mercatismo</em> &egrave; la loro sintesi. Perch&eacute; applica al mercato una legge di sviluppo lineare e globale.&rdquo; (pag. 33)</p><p>Senza il comunismo quindi &ndash; o meglio senza il suo <em>fallimento</em> che non ha cancellato per&ograve; atteggiamenti mentali tipici dell&rsquo;ideologia che vi era a base &ndash; non vi sarebbe stato nemmeno il &ldquo;<em>mercatismo</em>&rdquo; ovvero l&rsquo;attuale ideologia del LIBERO MERCATO COME UNICA LEGGE DELLA STORIA MONDIALE. </p><p>E infatti, Tremonti continua dicendo: &ldquo;diversamente dal comunismo, il liberalismo <em>non poggiava su una legge assoluta</em>, ma da un lato sul principio della libert&agrave; applicato al mercato, dall&rsquo;altro su un apparato dialettico, empirico e graduale fatto da regole, tempi, metodi, coessenziali alla libert&agrave; stessa.&rdquo; E continua poco pi&ugrave; avanti dicendo che &ldquo;il comunismo [leggi: dopo la caduta dei regimi comunisti, che ha fatto s&igrave; che &ldquo;la forza ideologica profonda della sinistra si sia spostata, da sinistra a destra, <em>dal suo vecchio quandrante al quadrante opposto</em>, &hellip; portando con s&eacute; il suo carico di dognatismo, di fanatismo, di integralismo e di fondamentalismo&rdquo;] &egrave; riuscito a trasferire e trapiantare proprio nel campo opposto, nel dominio del mercato, il proprio DNA, con l&rsquo;idea che la vita degli uomini sia mossa e <em>possa essere mossa da una &ldquo;legge&rdquo;</em> &rdquo;.</p><p>Da un tale mostruoso trapianto, nasce dunque l&rsquo;uomo del mondo globale: <em>l&rsquo;uomo a taglia unica</em>, che vive per consumare e che ha pi&ugrave; o meno gli stessi gusti in tutto il pianeta, che rinuncia cio&egrave; alla propria identit&agrave; culturale, al proprio patrimonio storico, che va &ldquo;oltre le vecchie geografie, i vecchi differenziali accumulati dalla storia e stratificati nella matrice della tradizione, ecc. ecc.&rdquo; </p><p>In sintesi insomma, &ldquo;all&rsquo;utopia comunista si &egrave; sostituita l&rsquo;utopia mercatista&rdquo;, ragion per cui Tr. pu&ograve; dire che &ldquo;<em>&egrave; il comunismo a fornire al consumismo il codice di forza necessario per la sua diffusione lineare su scala globale</em>&rdquo; (pag. 36).</p><p>Infine, a completamento di quanto detto, l&rsquo;autore si premura di fornire ai lettori un esempio di globalizzazione &ldquo;virtuosa&rdquo;, avvenuta nel recente passato: l&rsquo;ingresso del Giappone nel mercato americano ed europeo alla fine della Seconda Guerra Mondiale. A questo proposito, scrive: &ldquo;Nel dopoguerra l&rsquo;Occidente ha aperto al Giappone, che allora era appaena un decimo di quello che &egrave; la Cina di oggi, con un gradualismo che &egrave; durato per alcuni decenni. Eppure, <em>non si pu&ograve; dire che l&rsquo;Occidente fosse dominato da ideologie anti-mercato</em>. All&rsquo;opposto, <em>erano proprio le ragioni del vecchio liberalismo che da una parte spingevano certo per l&rsquo;apertura. Ma dall&rsquo;altra parte anche per la prudenza</em>. L&rsquo;obiettivo era l&rsquo;apertura al mercato, ma la base di partenza erano dazi d&rsquo;ingressso e quote commerciali, destinati a essere progressivamente abbattuti.</p><p>Era semplicemente una follia pensare che con il WTO l&rsquo;apertura del mercato mondiale potesse svilupparsi in modo lineare, senza creare squilibri economici e sociali, sia nei Paesi di destinazione del nuovo progetto sia nei Paesi di origine&rdquo; (pag. 38).</p><p>Un passo quest&rsquo;ultimo, con cui Tr. sintetizza l&rsquo;idea (economica) <em>centrale</em> del suo libro: l&rsquo;esigenza di un maggior gradualismo nelle trasformazioni in atto, di un <em>governo politico della situazione mondiale</em> &ndash; idea per molti versi simile a quella del &ldquo;primato della politica sull&rsquo;economia&rdquo; di cui anche la sinistra, in particolare quella &ldquo;radicale&rdquo;, parla molto spesso. &nbsp;<br /></p><p><u>* Riforma morale e politica dell&rsquo;Europa</u></p><p>Veniamo ora alla seconda parte del testo, la quale &ndash; dopo la precedente disamina dei problemi &ndash; si sofferma sulle loro possibili soluzioni attraverso una riforma graduale dell&rsquo;attuale situazione.</p><p>Innanzitutto, dice pi&ugrave; volte Tr., il vero problema dell&rsquo;Europa di oggi non &egrave; di natura economica bens&igrave; <em>politica e valoriale</em>, e ci&ograve; nonostante la difficile congiuntura economica che il nostro continente &ndash; e non solo esso &ndash; sta effettivamente attraversando da alcuni anni.</p><p>La metafora, mutuata da Platone, che egli utilizza &egrave; quella del marinaio, il quale sa che non si governa il mare ma che sa tuttavia <em>governare la nave</em>. La nave-Europa, &egrave; la sua tesi, ha bisogno di una politica adeguata ai suoi attuali problemi, non solo a quelli economici, ma anche a quelli demografici, istituzionali, ecc. per poter resistere alle forti tensioni cui &egrave; sottoposta. La questione da risolvere non &egrave; perci&ograve;, innanzitutto, economica, bens&igrave; sociale, laddove la societ&agrave; costituisce <em>un insieme di variabili o elementi (tra cui e non certo ultima quella economica) che ha nella politica la propria bussola, lo strumento cardine per orientarsi e conservare la propria stabilit&agrave;</em>. La politica ha perci&ograve; come compito essenziale quello di guidare la societ&agrave; sia nella buona che, e soprattutto, nella cattiva sorte. L&rsquo;attuale debolezza dell&rsquo;Europa (posta, come si diceva, la difficile congiuntura mondiale e le radicali trasformazioni con cui siamo costretti a fare i conti) &egrave; proprio quella di non avere ancora elaborato una politica solida, coerente e adeguata ai problemi dterminati dall&rsquo;attuale congiuntura internazionale.</p><p>Si pone allora spontanea la domanda: da dove dobbiamo partire per ricostruire una valida politica europea? La risposta che Tr. d&agrave; &egrave; che si deve partire <em>dai valori</em>. Ma perch&eacute; proprio da valori e non da una valutazione della situazione di natura tecnica, impersonale, che aspiri insomma a essere &ldquo;scientifica&rdquo;? </p><p>Per la semplice ragione che non si debbono anteporre i mezzi ai fini, la conoscenza alle intenzioni. &Egrave; questo l&rsquo;errore fatto fino ad ora, l&rsquo;illusione tutta europea di potersi mantenere al di sopra delle parti, in una sorta di neutralit&agrave; fondata su basi pseudo-scientifiche e buoniste, che non portano da nessuna parte.</p><p>&Egrave; necessaria una presa di posizione, che pu&ograve; partire soltanto dall&rsquo;adesione a valori ben determinati, da Tr. infatti elencati <em>uno ad uno </em>(in numero di 7) in un apposito capitoletto, ma in realt&agrave; trattati diffusamente un po&rsquo; in tutto il libro.</p><p>In realt&agrave;, di questi sette valori o &ldquo;parole d'ordine&rdquo; (valori, famiglia, identit&agrave;, autorit&agrave;, ordine, responsabilit&agrave; e federalismo) tre, e cio&egrave; <strong><em>identit&agrave;</em>, <em>famiglia</em>, <em>federalismo</em></strong>, sono a mio giudizio quelli fondamentali, cui gli altri sono in qualche modo tutti riconducibili. Identit&agrave; infatti vuole dire &ldquo;essere fedeli&rdquo; alle proprie radici, alle proprie tradizioni (<em>valori</em>), e impegnarsi in prima persona (<em>responsabilit&agrave;</em>) a farle rispettare (<em>autorit&agrave;</em>, <em>ordine</em>) nel proprio territorio. La famiglia &egrave; la cellula alla base della societ&agrave; e come tale va tutelata nella sua forma tradizionale. Il federalismo infine, &egrave; &ndash; assieme all'europeismo &ndash; l'orizzonte politico del nostro futuro. </p><p>Anche se il libro non procede precisamente secondo tale ordine, &egrave; mia intenzione per comodit&agrave; mia e dei lettori analizzare anche gli altri argomenti (davvero non pochi) trattati in questa seconda parte a partire da questi tre temi. </p><p>Partiamo dal federalismo. Il discorso di Tr. ruota in questa seconda parte attorno all'idea del progressivo indebolimento degli stati nazionali, organismi la cui attualit&agrave; &egrave; in gran parte sorpassata da un'economia tendenzialmente priva di confini geografici, tantopi&ugrave; appunto se di carattere nazionale. </p><p>Gli stati nazionali &ndash; dice &ndash; sono oggi divenuti creature &ldquo;troppo grandi per gli affari piccoli, troppo grosse per gli affari grandi&rdquo; (pag. 67), incapaci di conseguenza di supportare efficacemente tanto le <em>attivit&agrave; locali</em> quanto quelle (non solo economiche, ma anche politiche, diplomatiche, ecc.) pi&ugrave; <em>ad ampio raggio</em>. Per favorire le prime sono allora necessarie delle <em>strutture locali</em> sempre pi&ugrave; indipendenti e agili; per le seconde invece una <em>struttura sopranazionale </em>forte, capace di costituire una guida e un ausilio per tutte le realt&agrave; comprese al suo interno.</p><p>Una volta &ndash; questo in sostanza il discroso di Tr. &ndash; lo stato svolgeva un effettivo controllo sulle attivit&agrave; che si svolgevano al suo interno, ancora essenzialmente comprese nei suoi stessi confini, oggi <em>non pi&ugrave;</em>. Per questo, gli stati accentratori e centralizzati del passato non hanno pi&ugrave; ragione di esistere. I centri locali (le regioni, i comuni, ecc.) sono ormai insofferenti del loro potere e della loro autorit&agrave;, da cui sono appesantiti e rallentati senza al contempo esserne realmente favoriti. Mentre, d&rsquo;altra parte, se un&rsquo;autorit&agrave; superiore &egrave; effettivamente necessaria, questa non pu&ograve; pi&ugrave; essere (quantomeno esclusivamente) di carattere nazionale, dal momento che &ldquo;i grandi flussi migratori dei consumi, dei capitali e delle persone si sviluppano oramai su scala mondiale&rdquo; (pag. 67). Da qui dunque, la sua visione <em>ambivalente</em> e per alcuni versi ambigua, oscillante tra i due estremi del <em>federalismo</em> da una parte e dell&rsquo;<em>europeismo</em> dall&rsquo;altra. </p><p>Sempre a partire dal tema dello stato, ovvero del suo declino, si sviluppa il discorso di Tr. sulla Sinistra. Egli ammette che la sinistra &egrave; stata per molto tempo una forza progessiva e non regressiva (parla di &ldquo;geniale e generosa spinta socialista&rdquo; durata decenni), ma afferma anche (e non a torto, mi pare) che oggi &ldquo;la sinistra ha esaurito la sua spinta vitale, tanto sul piano dell&rsquo;economia, con l&rsquo;accettazione neofita ed enfatica del mercatismo che &egrave; stata ed &egrave; tipica della parte finora preponderante della sinistra (la parte &ldquo;governista&rdquo;), quanto e soprattutto e decisivamente sul piano del modello sociale&rdquo; (pag. 64).</p><p>Ed &egrave; proprio su questo secondo punto (il modello sociale dei partiti di sinistra) che Tr. si sofferma in questa seconda parte. Il declino della Sinistra sul piano delle politiche sociali &ndash; sostiene &ndash; &egrave; un fatto essenzialmente <em>collegato con quello dello stato</em>, cui tale forza ha indissolubilmente legato i suoi destini. </p><p>La mentalit&agrave; e la progettualit&agrave; politiche di tale parte politica sono difatti da sempre imprescindibilmente legate all&rsquo;idea di uno Stato &ldquo;forte&rdquo; (previdenziale e provvidenziale) cui il destino dei singoli cittadini &egrave; affidato &ldquo;dalla culla alla tomba&rdquo;, attraverso un sistema burocratico e assistenziale che oggi non &egrave; pi&ugrave; possibile: da una parte difatti, la societ&agrave; di oggi &egrave; in ogni campo il regno delle libert&agrave; individuali (scontato il rimando a <em>internet</em>, come esemplificazione dei nuovi orizzonti esistenziali che travalicano ogni confine geogragfico e ogni canale istituzionale tradizionale); dall'altra, il benessere declinante del mondo occidentale imporr&agrave; sempre pi&ugrave; tagli alla spesa pubblica e all'assistenzialismo di Stato (che &egrave; da sempre uno dei <em>pilastri</em> delle politiche della Sinistra). Emerge qui dunque, da una parte la contrapposizione tra un'idea di organizzazione sociale basata su libert&agrave; e <em>responsabilit&agrave; individuali</em> ed una basata sulla pianificazione dall'alto (<em>statalismo</em>), dall&rsquo;altra la tesi della necessit&agrave; sempre crescente di compensare con il <em>volontariato</em> l&rsquo;impossibilit&agrave; per il bilancio pubblico (in particolare, per ci&ograve; che riguarda la spesa per la <em>sanit&agrave;</em>) di dare risposta alla crescente domanda di assistenza sociale e di <em>welfare</em>. </p><p>Quello che Tr. immagina &egrave; dunque un mondo fatto di piccole comunit&agrave; &ldquo;autogestite&rdquo;, tenute insieme da <em>forti vincoli identitari</em>, ovvero da tradizioni e valori condivisi: un mondo che all'autore appare, anche a precindere (almeno in gran parte) dal fatto che lo si voglia o no, come la prossima frontiera dell'Europa. </p><p>Sempre nel solco del tema dell&rsquo;identit&agrave;, intesa come base della vita comunitaria (sia locale sia europea), ovvero come collante sociale essenziale, si colloca la <em>critica al &rsquo;68</em>. Anche questo &ndash; come altri &ndash; &egrave; un tema che ritorna in pi&ugrave; occasioni, in modo a volte pi&ugrave; a volte meno esplicito. Come &egrave; facile immaginare, il giudizio che Tr. d&agrave; di questo periodo (dai confini storici, oltre che dalla definizione, in realt&agrave; molto incerti) &egrave; estremamente negativo. A proposito di esso, Tr. parla di &ldquo;democrazia del &rsquo;68&rdquo;, &ldquo;democrazia dei consigli&rdquo;, &ldquo;democrazia dal basso&rdquo; a significare sempre un eccesso di populismo, una partecipazione popolare disordinata e inconcludente (ispirata in gran parte ai soviet russi) il cui risultato &egrave; stata la graduale demolizione o comunque la sconsiderata messa in discussione delle istituzioni-chiave della nostra societ&agrave;, e in primo luogo di quella pi&ugrave; importante in assoluto: la <em>famiglia</em>. </p><p>In altre parole, il &rsquo;68 ha portato all&rsquo;Europa e all&rsquo;Occidente il &ldquo;frutto avvelenato&rdquo; del <em>relativismo</em>, disfacendo cos&igrave; la &lsquo;sana&rsquo; fede nei valori tradizionali (da qui l&rsquo;appello ad un seppur parziale ritorno alla cultura romantica, valido <em>correttivo</em> alla situazione di degrado attuale). </p><p>E, anche se l&rsquo;autore <em>non lo dice esplicitamente</em> (almeno che io ricordi), quel che scrive mi induce a fare la seguente considerazione: fino a quando l&rsquo;Europa e il mondo occidentale hanno potuto usufruire della &ldquo;protezione&rdquo; del muro di Berlino, ovvero della divisione del Pianeta tra due fronti contrapposti, che tutelava un ordine da molti punti di vista conveniente all&rsquo;Occidente (implicando per esso un netto predominio economico, politico e militare su un numero molto vasto di stati, un mercato e un asse atlantico estremamente forti, problemi di immigrazione decisamente pi&ugrave; contenuti rispetto ad oggi&hellip;), gli effetti di questa demolizione non si sono fatti sentire in modo drammatico. Il problema sorge invece con grande chiarezza <em>oggi</em>. </p><p>Le profonde trasformazioni e i drastici sconvolgimenti degli assetti mondiali in cui siamo nostro malgrado coinvolti, ci rendono difatti tanto pi&ugrave; vulnerabili in quanto appunto, mancano all&rsquo;Europa delle basi certe, sicure, tanto dal punto di vista etico quanto da quello istituzionale e della progettualit&agrave; politica. La rinuncia alla nostra identit&agrave; ci ha lasciato in un vuoto di idee e di programmi che viene dissimulato attraverso dichiarazioni di principio vuote e fumose, che malnascondono per&ograve; l&rsquo;assenza di una vera direzione nel cammino europeo, la quale per sussistere richiederebbe il coraggio &ndash; che oggi ci manca &ndash; di decisioni forti.</p><p>Dunque, una rivalutazione dell&rsquo;identit&agrave; storica europea (le famose <em>radici giudaico-cristiane</em> dell&rsquo;Europa, che non si &egrave; voluto inserire nella Carta europea) che sembra sfiorare a volte il &lsquo;fanatismo&rsquo; e che comunque non concede certamente nulla al <em>politicaly correct</em>, come dimostra ad esempio questa frase: &ldquo;L&rsquo;inclusione degli &ldquo;altri&rdquo; in Europa pu&ograve; proseguire per&ograve;, solo se gli &ldquo;altri&rdquo; cessano di essere &ldquo;altri&rdquo; e diventano noi. Quindi: o sono gli &ldquo;altri&rdquo; che rinunciano alla loro identit&agrave;, o &egrave; l&rsquo;Europa stessa che perde la sua identit&agrave; e va cos&igrave; a porte aperte incontro alla sua disintegrazione&rdquo; (pag. 78).</p><p>Chiudono infine il libro, alcune valutazioni sullo stato dell&rsquo;Unione Europea. Nell&rsquo;ultimo capitoletto infatti, l&rsquo;autore cerca di darci una visione d&rsquo;insieme del suo europeismo: un tema che tiene per ultimo forse proprio per sottolineare che l&rsquo;UE &egrave; una federazione di stati e regioni dotati ciascuno di vita propria, che vedono nell&rsquo;unirsi attraverso istituzioni politiche e vincoli comuni un <em>mezzo di sopravvivenza </em>e non certo un fine. Il suo discorso ruota attorno all&rsquo;idea di un <em>maggiore pragmatismo</em>, di un sostanziale snellimento e alleggerimento delle strutture burocratiche europee, anche se a dire la verit&agrave; su certi temi, come la difficolt&agrave; di far dialogare e decidere i 27 Paesi Paesi che attualmente la compongono, mi pare che altro non faccia che prospettare problemi noti senza fornirvi soluzioni precise.</p><p>Ragionevolmente, Tr. insiste sulla proliferazioni di leggi e leggine, tanto inutili quanto capziose (&ldquo;&hellip;il futuro non pone problemi giuridici, ma politici&rdquo; pag. 99) e sulla necessit&agrave; di trovare valori e principi, nonch&eacute; mezzi, comuni da porre alla base della condotta politica europea..</p><p>Ma il suo discorso comprende anche, come sempre, una parte storica. Egli infatti divide l'argomento in tre periodi: quello immediatamente seguente la II GM (definito dei &quot;Padri Fondatori&quot;); quello successivo della graduale creazione di un mercato unico a livello europeo (culminante con la nascita dell'Euro); ed infine quello attualmente in corso, cominciato all&rsquo;incirca un decennio fa. </p><p>Del primo periodo l'autore non dice praticamente nulla, del secondo sottolinea l'attenzione quasi esclusiva riservata ai problemi economici, del terzo afferma infine che, pur rischiando di costituire una semplice <em>continuazione</em> del precedente, richiederebbe invece un profondo sforzo di ripensamento: una conversione della filosofia europea da un interesse prevalente per l&rsquo;economica (<em>mercatismo</em>) a uno per la politica.</p><p>Di nuovo, come aveva fatto in precedenza, ribadisce la centralit&agrave; dei valori come base della politica, il fatto cio&egrave; che una politica senza ideali, la vecchia politica fatta con mezzi <em>tecnocratici</em> e <em>burocratici</em> (due termini, come vedremo, strettamente connessi tra loro) non ha pi&ugrave; senso, e ci&ograve; soprattutto dopo la realizzazione dell&rsquo;unit&agrave; dei mercati europei e il superamento degli ostacoli tecnici che vi si opponevano.</p><p>Parallelamente a questo discorso, Tr. sviluppa quello sulle <em>istituzioni centrali</em> europee, in particolare sul <em>Parlamento</em>. L&rsquo;assenza di unit&agrave; dell&rsquo;Europa &egrave; infatti il riflesso non solo dell&rsquo;indecisione dei suoi governi ad affermare una <em>propria</em> identit&agrave;, e con essa quindi una linea di condotta comune (al di sopra dei &lsquo;meschini&rsquo; ed egoistici calcoli economici, delle molte leggi superflue e delle inconsistenti dichiarazioni di intenti), ma anche dell&rsquo;assenza di organismi forti, capaci di influenzare realmente il corso della vita all&rsquo;interno dei propri confini. Si chiede allora &ldquo;perch&eacute; non iniziare la terza fase della Costruzione europea attribuendo finalmente al Parlamento europeo l&rsquo;&rdquo;iniziativa legislativa&rdquo; sulle materie che non sono pi&ugrave; di competenza nazionale, perch&eacute; gi&agrave; di competenza europea?&rdquo; (pag. 103)</p><p>Infatti, l&rsquo;assenza di un&rsquo;organizzazione verticale, quindi reale (anche se ovviamente tra vertice e base deve sussistere un forte rapporto di reciprocit&agrave;), &egrave; un&rsquo;altra delle principali cause di una condotta politica sterile, priva di una reale progettualit&agrave; e di reali idealit&agrave;. Ecco quindi, il &ldquo;pensiero debole&rdquo; (di vattimiana memoria) che &ldquo;in un unico grande volo pindarico, accomuna diritti dell&rsquo;individuo, pacifismo, lotta al razzismo, politica energetica e ambientale e altro ancora&hellip;&rdquo; (pag 105), e che nasconde per&ograve; il grande spreco di risorse materiali e di energie umane attualmente profuso dalle &eacute;lite politiche nell&rsquo;escogitare e imporre ai Paesi della comunit&agrave; regolamentazioni artificiali e insostenibili, e a volte anche molto dannose &ndash; come le severe regole dell&rsquo;Anti-trust, che vanno a colpire i Paesi dell&rsquo;UE senza per&ograve; opporsi &ldquo;ai cartelli internazionali delle materie prime (per esempio, all&rsquo;OPEC) e ai monopoli in costruzione nei Paesi extraeuropei i cui effetti si manifestano dentro l&rsquo;Europa&rdquo; (pag. 107).</p><p>E Tr. ha anche un pensiero gentile (anche se per la verit&agrave; molto fuggevole) per il Terzo Mondo, laddove dice che l&rsquo;Europa, nonostante le dichiarazioni d&rsquo;intenti a favore della lotta alla povert&agrave;, non si decide tuttavia ad abolire le politiche agricole protezionistiche che affamano e mettono in ginocchio le economie dei Paesi pi&ugrave; poveri.</p><p>Il libro si conclude infine con una serie di suggerimenti audaci, anche se a volte veramente anacronistici, come il ripristino dell&rsquo;alzabandiera nelle scuole (perch&eacute;, dice Tr., &ldquo;sono proprio le cose semplici e piccole quelle che contano, perch&eacute; sono le uniche che i popoli capiscono davvero&rdquo; pag. 106); la creazione di un patto transatlantico Europa-Usa per i commerci; una nuova <em>Bretton Woods </em>che ponga le basi del futuro sviluppo politico ed economico del mondo; misure di attrazione dei capitali esteri attraverso la detassazione degli invetimenti; ecc.</p><p>In conclusione, vorrei citare una frase che mi sembra particolarmente significativa e &ndash; almeno in parte &ndash; condivisibile, e che in ogni casi riassume bene il senso di questa seconda parte del libro: &ldquo;<em>Chi non sa difendere le proprie idee ha gi&agrave; perso il suo confronto con gli &ldquo;altri&rdquo;. Gli islamici mettono in gioco la propria vita per l&rsquo;islam, noi non sappiamo nemmeno dirci cristiani. Un continente che parla con una voce solo di economia, ma non di valori spirituali, &egrave; un&rsquo;entit&agrave; solo nominale. Come l&rsquo;Italia dell&rsquo;Ottocento: un&rsquo;espressione geografica. Questo &egrave; un segno di decadenza, molto pi&ugrave; degli indicatori di sviluppo dell&rsquo;economia. L&rsquo;uomo ridotto a una scheggia di PIL</em>.&rdquo; (pag. 105)</p><p>Una frase che, pur con i dovuti correttivi, pu&ograve; ricordare certi discorsi della cosiddetta Sinistra antagonista a favore di un nuovo necessario primato della politica sull&rsquo;economia, della societ&agrave; nel suo insieme contro una sua variabile impazzita!</p><p>(<strong><em>Adriano Torricelli</em></strong>)</p>]]>
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    <title>Il Concorso: 2</title>
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    <published>2008-08-24T23:00:52Z</published>
    <updated>2008-08-24T23:41:39Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Riprende il Concorso!Avrei senz'altro voluto premiare, per queste prime tre settimane d'agosto, l'ineffabile lettera di Veltroni a Rep e l'indegno articolo di Sandro Viola sempre su Rep; ma &egrave; stato impossibile sottrarsi all'evidenza: il primo premio va e non pu&ograve;...]]></summary>
    <author>
        <name>Karlkraus</name>
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            <category term="Concorsi" />
    
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        <![CDATA[<p>Riprende il Concorso!</p><p>Avrei senz'altro voluto premiare, per queste prime tre settimane d'agosto, l'ineffabile <a href="http://www.italiachiamaitalia.net/news/124/ARTICLE/10568/2008-08-18.html">lettera</a> di Veltroni a <em><u>Rep</u></em> e l'indegno <a href="http://download.repubblica.it/pdf/diario/2008/12082008.pdf">articolo</a> di Sandro Viola sempre su Rep; ma &egrave; stato impossibile sottrarsi all'evidenza: il primo premio va e non pu&ograve; non andare ai due articoli con cui Furio Colombo, sull'<em><u>Unit&agrave;</u></em>, <a href="http://www.unita.it/view.asp?IDcontent=78088">prima</a> ha negato l'esistenza di un giornalista italiano (Barigazzi) e poi, di fronte all'evidenza contraria, se l'&egrave; cavata con un <a href="http://www.zoopolitico.it/italia/lennesima-figura-t208334p6.html">articolo</a> (se possibile) ancor pi&ugrave; demente in cui ha coniato, sempre per il povero giornalista, l'inedita categoria della &quot;quasi inesistenza&quot;.</p><p>E questo qua ha anche fatto il direttore del giornale fondato da Gramsci.</p><p>Di Veltroni e&nbsp; Viola, del resto, non mancher&agrave; occasione di parlare pi&ugrave; a lungo.</p>]]>
        <![CDATA[<div class="entry-more" id="more">Le regole del concorso sono le seguenti. <div class="entry-more" id="more">Ogni settimana potrete segnalare l'articolo di giornale (= quotidiano o periodico) italiano (=scritto in italiano, o meglio: non scritto in una qualunque altra lingua conosciuta), ovvero il post e/o il commento su un blog italiano (idem), o infine la dichiarazione di un politico italiano,&nbsp;pi&ugrave; cretino che avete letto. Le segnalazioni dovranno per&ograve; obbligatoriamente contenere una riga di spiegazione del perch&eacute; l'articolo (o il post, o il commento, o la dichiarazione) &egrave; cretino.&nbsp; Le candidature, con le relative spiegazioni, devono pervenire sul blog (precisamente, nella rubrica &quot;Concorsi&quot;); i voti, viceversa, se mai qualcuno volesse farli pervenire in incognito, possono anche essere inviati a lskarlkraus@gmail.com. NB: potete votare anche il candidato che avete segnalato. </div></div>]]>
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    <title>Il consumo &quot;critico&quot;</title>
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    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.urbiloquio.com/cgi-bin/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=2/entry_id=403" title="Il consumo &quot;critico&quot;" />
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    <published>2008-07-21T11:04:55Z</published>
    <updated>2008-07-21T12:38:30Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[L. CECCARINI, Consumare con impegno, Roma-Bari, Laterza, 2008-07-14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Questo saggio studia il c.d. consumo &lsquo;critico&rsquo;, &lsquo;etico&rsquo;, o alterconsumo, da un punto di vista sociologico, cio&egrave; (come a quanto pare ormai la sociologia viene correntemente onsiderata) come insieme di rappresentazioni. Se...]]></summary>
    <author>
        <name>Karlkraus</name>
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            <category term="Saggistica" />
    
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        <![CDATA[<p><span>L. CECCARINI, <em><u>Consumare con impegno</u></em>, Roma-Bari, Laterza, 2008-07-14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img height="131" src="http://urbiloquio.com/kkblog/images/Ceccarini.jpg" width="80" align="right" border="0" /></span></p><p><span><span>Questo saggio studia il c.d. consumo &lsquo;critico&rsquo;, &lsquo;etico&rsquo;, o alterconsumo, da un punto di vista sociologico, cio&egrave; (come a quanto pare ormai la sociologia viene correntemente onsiderata) come insieme di rappresentazioni. <br /></span><span>Se il consumo &egrave; centrale nel mondo contemporaneo, non &egrave; sorprendente che molti cerchino di caricare il consumo di finalit&agrave; diverse da quelle usuali. Da attivit&agrave; meramente economica, volta alla soddisfazione di un bisogno e alla razionale massimizzazione dell&rsquo;utilit&agrave; secondo il calcolo economico, diviene un mezzo di espressione, di protesta, e anche di comunicaizone e partecipazione (o anche, paradossalmente: &ldquo;<em>il consumo, elemento fondamentale del mercato, diventa anche strumento dell&rsquo;impegno civico e poilitico contro determinate pratiche di mercato</em>&rdquo;, p. 29). </span></span></p>]]>
        <![CDATA[<p><span>La ragione &egrave; che la finalit&agrave; dell&rsquo;acquisto non sarebbe pi&ugrave; meramente individuale, ma diviene, nelle intenzioni di chi lo compie, pubblica, collettiva; e sovente il bene acquistato &egrave; notevolmente pi&ugrave; costoso delle alternative esistenti. Si tratterebbe di un modo diverso di quel che una volta si chiamava impegno, e tramite esso si creano nuovi luoghi della politica, diversi da quelli tradizionali perch&eacute; tradizionalmente considerati estranei alla politica (<em>arene subpolitiche</em>, le chiama Beck: il negozio, il supermercato, la vita quotidiana). Per certi versi, si tratta di una radicale applicazione del motto sessantottino &ldquo;il personale &egrave; politico&rdquo;. Giddens la classifica all&rsquo;interno di quella che chiama &ldquo;life style politics&rdquo;, Norris &ldquo;politics of choice&rdquo; (p. 131).<br /></span><span>Storicamente, non si tratta di fenomeni del tutto nuovi (il boicottaggio o il sostegno a determinati prodotti per finalit&agrave; extraeconomiche sono semrpre esistiti), ma oggi assumono un&rsquo;importanza e una connotazione del tutto caratteristiche (p. 10-11)<br /></span><span>Il che implica anche il superamento della tradizionale (nella letteratura sociologica, da Packard a Baudrillard) passivit&agrave; del consumatore: il cons. critico &egrave; invece <u>attivo</u> (v. specialm. p. 136-137).<br /></span><span>Il mercato dei beni di consumo &ldquo;alternativi&rdquo; o &ldquo;etici&rdquo; &egrave; ormai molto vasto, anche in Italia (che ha peraltro avuto un iniziale svantaggio rispetto ad altri paesi occidentali, successivamente colmato), ed anzi oggi la sua stessa notevole crescita pone problemi ai &ldquo;militanti&rdquo;, ai &ldquo;conumatori etici&rdquo; di pi&ugrave; lunga attivit&agrave;. La &ldquo;crisi di crescita&rdquo; pone infatti il problema della necessit&agrave; di scegliere fra <em>identit&agrave;</em> e <em>efficacia</em>: quel che l&rsquo;espansione, intesa come allargamento del consumo &ldquo;etico&rdquo; a pi&ugrave; larghe fasce di persone, fa guadagnare in termini di efficacia (visibilit&agrave;, forza del messaggio, o anche semplicemente maggiore aiuto economico alle attivit&agrave; e alle persone che si intende beneficare con il consumo etico) si perde in termini identitari. &ldquo;<em>In definitiva, il consumo motivato da criteri di responsabilit&agrave; si configura principalmente come un modo di essere, che segna l&rsquo;identit&agrave; &ndash; e i comportamenti &ndash; dei consumatori che lo praticano</em>&rdquo; (p. 106).</span></p><p><span><span>Analogo problema pone la diffusione dei &ldquo;prodotti etici&rdquo; anche nei supermercati, oltre che nelle tradizionali botteghe. L&rsquo;idea di alcuni &egrave; che comperare nei supermercati svilisca o snaturi la militanza: nelle botteghe, a differenza che nei supermarket, si parla, ci si informa, si fanno domande, cresce insomma la consapevolezza (anche se.... Un intervistato dice: &rdquo;<em>Se compri un prodotto qui non devi solo pensare che aiuti qualcuno ma ti devi anche fermare a riflettere sul perch&eacute; ci troviamo in questa situazione, <strong>bisogna porsi la domanda: se c&rsquo;&egrave; qualcuno povero, di chi &egrave; la colpa?.</strong>.. Son contrario<span>&nbsp; </span>ai prodotti del comm. equo e solidale<span>&nbsp; </span>nella grande distribuzione perch&eacute; non ha un significato politico, quello sarebbe solo mero consumo</em>&rdquo;, p. 103). Ma non manca il lato paradossale della questione: molti ritengono stimolante e fonte di gratificazione personale il fatto di andare in un supermercato e, invece di acquistare i soliti beni, ignorarli a<span>&nbsp; </span>favore di quelli equo-solidali: sarebbe quasi come entrare e uscire incolumi da un &ldquo;<em>territorio nemico</em>&rdquo;, fonte di &ldquo;<em>orgoglio</em>&rdquo;, quasi una prova iniziatica (p. 109-110).<br /></span><span>L&rsquo;idea di fondo &egrave; quella di influenzare politica e mercato attraverso scelte individuali di acquisto; e come spesso accade, a muoversi per prima &egrave; una &eacute;lite, successivamente imitata da gruppi pi&ugrave; vsti richiamati anche dal fascino acquisito da quel particolare stile di vita e di consumo (p 31).<br /></span><span>Il libro esamina poi i dati di alcuni studi sul campo, basati fondamentalmente su interviste e questionari (in assenza dei dati numerici, l&rsquo;impressione &egrave; che si tratti di campioni alquanto esigui: v. per es. p. 68) mirante a distinguere tra i consumatori &lsquo;etci&rsquo; vari sottogruppi, d a quelli pi&ugrave; politicizzati a<span>&nbsp; </span>quelli pi&ugrave; &lsquo;disimpegnati&rsquo;, tra quelli di origine laica a quelli di matrice cattolica (opinione dell&rsquo;autore &egrave; che in Italia, a causa della formazione culturale peculiare del nostro paese, il &lsquo;consumoc ritico&rsquo; si svolge seguendo la tradizionale bipartizione laico/cattolico). I &lsquo;cons. critici&rsquo; tendenzialmente esprimono sfiducia e delusione nei confronti della politica, ma non in s&eacute; (manifestano anzi grande rispetto per il sistema dei partiti e la democrazia partecipativa), ma per i politici attuali, che evidentemente considerano non all&rsquo;altezza delle loro aspirazioni (p. 50-51). Non sono affatto apolitici o disimpegnati, al contrario, affiancano alla politica tradizionale un nuovo tipo di coinvolgimento e militanza. Eppure non sfugge che si tratta di una &ldquo;militanza&rdquo; ben diversa, e pi&ugrave; facile, di quella di un tempo: lo mostra<span>&nbsp; </span>la consumatrice critica la quale dice: &ldquo;<em>comprare qui [una bottega del commercio equo e solidale] &egrave; un atto di solidariet&agrave;. <strong>Un volontariato che non fa sudare</strong></em>&rdquo; (p. 67)!<br /></span><span>Emergono anche spunti di chiara matrice, dicamo cos&igrave;, sobrio-austeritaria. Un&rsquo;intervistata dice: &ldquo;<em>Una politica che vuole solo aiutare persone sfortunate cercando di <strong>ridimensionare il nostro benessere</strong> o di <strong>pilotarlo verso qaulcosa di pi&ugrave; puro</strong></em><strong>!</strong>&rdquo; (p. 84-85: &egrave; interessante che il &lsquo;nostro&rsquo; benessree vada ridimensionato e ci&ograve; sia in una relazione di qualche tipo con il benessere altrui, o che il nostro benessere sia &lsquo;impuro&rsquo;: ma la ragazza in questione sembra dare tutto ci&ograve; per scontato). <span>&nbsp;</span>In molti casi, quel che si vuole &egrave; una &ldquo;<em>influenza sulle coscienze</em>&rdquo;, un &ldquo;<em>movimento di massa che rifiuta il modello economico classico, boicottandolo e che va a favore di un&rsquo;economia alternativa</em>&rdquo; (p. 106: solo che non si sa cosa sia quest&rsquo;ec. altern.).<br /></span><span>Non va trascurata anche la dimensione della soddisfazione personale.<span>&nbsp; </span>Gli atti del consumo critico hanno un grande valore simbolico. &ldquo;<em>Hanno quindi una forte valenza verso i consumatori stessi, sul piano personale del s&eacute;.<span>&nbsp; </span>Queste azioni esorcizzano da un <strong>lato<span>&nbsp; </span>l&rsquo;idea di sentrsi complici e irresponsabili</strong>, e rafforzano, dall&rsquo;altro, <strong>la sensazione di essere parte di una comunit&agrave; e impegnati per il bene comune</strong></em>&rdquo; (p. 91). &ldquo;<em>L&rsquo;atto di acquisto presuppone nei comsumatori pi&ugrave; coinvolti un investimento emotivo profondo e si connota come azione critica e di denuncia</em>&rdquo; (p. 117). Poi si aggiunge significativamente: &ldquo;<em>I prodotti del commercio equo e solidale venduti nella bottega &lt;&lt;incorporano<strong>&gt;&gt; il nesso tra produzione e consumo</strong>, e la scelta di acquisto si carica di significati che rafforzano l&rsquo;identit&agrave; del consumatore</em>&rdquo; (p. 117: qui &egrave; interessantissima la compresenza della relazione produzione/consumo con il piano simbolico- ed in effetti non &egrave; affatto chiaro perch&eacute; il nesso produzione/consumo sarebbe presente nella bottega pi&ugrave; che nel supermercato)<br /></span><span>E&rsquo; poi singolare che molti cons. critici manifestino seri dubbi sulla rilevanza &lsquo;autonoma&rsquo; del cons. critico per influenzare la politica: &ldquo;<em>se dietro a<span>&nbsp; </span>questi acquisti non c&rsquo;&egrave; un&rsquo;azione politica c&rsquo;&egrave; il rischio che anche il commercio equo e solidale diventi una forma di carit&agrave;. Non ci si pu&ograve; limitare a creare in una nazione che ha dieci milioni di contadini una cooperativa che ne comprende solo trenta. Questa &egrave; carit&agrave;, questo significa mettere a posto la coscienza dando dieci centesimi in pi&ugrave; ad un contadino che comunque resta povero. Il tutto deve essere iunito ad un&rsquo;operazione politica altrimenti non serve a niente</em>&rdquo; (p. 102; v. anche p. 106).<br /></span><span>&ldquo;<em>Questa connessione tra presa di responsabilit&agrave; individuale e azione di consumo &egrave; interessante anche perch&eacute; rappresenta un esempio dove il mercato, generalmente associato a una razionalit&ugrave;&agrave; di natura utilitaristica, si configura come un luogo in cui si sviluppano dinamiche di segno diverso: dove l&rsquo;individualismo si combina con la solidariet&agrave; e dove prendono forma azioni e logiche che vanno oltre il calcolo dell&rsquo;homo oeconomicus. Il costo delle scelte di acquisto critico o di non acquisto di determinati beni, sia in termini monetari, ma anche di reperimento degli stessi prodotti o delle informazioni su di essi, &egrave; spesso pi&ugrave; elevato ripetto ad altre possibilit&agrave; per il consumatore. Eppure, questa pratica sembra avere una notevole diffusione anche nella societ&agrave; italiana</em>.&rdquo; (p. 141)<br /></span><span>Nel libro vi sono poi alcuni svarioni abbastanza gravi (v. p. 125, dove la crescente tendenza a regolare normativamente la qualit&agrave; dei prodotti, ad es. in tema di sicurezza, viene vista come un &ldquo;<em>processo di politicizzazione del mercato... il mercato, dunque, diventa uno spazio che assume, pi&ugrave; che in passato e su piani differenti, anche una valenza politica</em>&rdquo;; o a pp. 133-134, dove si critica la concezione economica del consumatere in quanto essa tralascerebbe la &ldquo;<em>caratterizzazione simbolica che segna l&rsquo;azione nella prospettiva dell&rsquo;attore-consumatore</em>&rdquo; e finirebbe per vedere il consumo in modo eccessivametne &ldquo;atomistico&rdquo; anzich&eacute; vederlo come un frammento dell&rsquo;intero sistema sociale-culturale (&egrave; una critica ben nota e del tutto insensata, come lo sarebbe accusare la matematica di ignorare i sentimenti).<br /></span></span></p>]]>
    </content>
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    <title>Il Concorso: Nuova Edizione</title>
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    <published>2008-07-17T11:13:04Z</published>
    <updated>2008-07-17T11:21:33Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[La Cazzata della Settimana viene vinta per acclamazione da questo articolo di Flores d'Arcais, in cui l'autore (gi&agrave; segnalatosi in precedenza per aver millantato di possedere la chiave per vincere le elezioni &quot;a mani basse&quot;), a proposito della manifestazione dell'8...]]></summary>
    <author>
        <name>Karlkraus</name>
        <uri>http://karlkraus.